Si le gouvernement voulait diminuer les dépenses de la Sécurité sociale, c’est entre autres vers les trusts de l’industrie pharmaceutique qu’il lui faudrait se tourner.
En 2006, les dépenses correspondant au remboursement des médicaments s’élevaient à plus de vingt milliards. Et dans ce poste, si les nouveaux médicaments mis sur le marché ne représentaient en volume que 16 %, ils correspondaient à… 67 % des dépenses. C’est que l’industrie pharmaceutique pratique pour ces nouveaux médicaments des prix libres, avec la bénédiction de l’Etat.
Pour les trusts de l’industrie pharmaceutique et autres fabricants de matériel médical, la Sécurité sociale est une vache à lait.