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| mis à jour le 15/01/2008 | |
| ILE DE LA REUNION | |
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Mensuel - archives
Dans ce numéro
POUR EMPECHER LA CATASTROPHE.
L'AUGMENTATION DES SALAIRES
PAS DE CADEAUX POUR LES PAUVRES !
LE GOUVERNEMENT « S'OCCUPE » DES VIEUX !
LA POLICE CONTRE LES TRAVAILLEURS
ATTENTION, PROPOS DANGEREUX !
LA YYYI PROGRAMME POUR L'OUTRE MER
LE CAPITALISME, UN SYSTEME FOU
EN AFRIQUE, FLAMBEE DES PRIX ET SOUS-ALIMENTATION
BAS LES PATTES !
LUTTE OUVRIERE ET LES ELECTIONS MUNICIPALES
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POUR EMPECHER LA CATASTROPHE QU'ILS NOUS PREPARENT.
Plusieurs grèves dans le secteur privé en France ont montré que les salariés n'en peuvent plus de l'insuffisance de leurs salaires. Il en est de même pour les salariés de la Fonction publique dont les syndicats, en négociation salariale avec le gouvernement, dénoncent un recul d'au moins 6 % du pouvoir d'achat sur quelques années. Qu'ils soient du privé ou du public, tous les travailleurs subissent, avec l'accélération des hausses de prix, un véritable écroulement de leur pouvoir d'achat. Pour les bas salaires, pour ceux qui sont payés au smic et, à plus forte raison, pour ceux qui, précaires, ne touchent même pas le salaire minimum, la situation devient catastrophique.
Pendant les jours qui viennent, entre la réception des dirigeants syndicaux par Sarkozy et les débats consacrés au pouvoir d'achat à l'Assemblée nationale, on va nous gorger de mots, avec des mesures ridicules comme le rachat des jours de RTT - alors que deux tiers des salariés n'en ont même pas - ou la réduction du dépôt de garantie pour un logement de deux mensualités à une seule ! Une mesure dérisoire que les bailleurs n'appliqueront pas et qui ne changera rien au fait que le loyer d'un logement digne de ce nom n'est pas à la portée d'un salaire moyen.
Et combien de salariés ne sont logés que parce qu'ils le sont par des parents, des amis ? Combien dorment dans des abris de fortune, quand ce n'est pas dans leur voiture ? Et à ceux qui protestent contre cette situation scandaleuse, le gouvernement fait donner la matraque des CRS !
Parmi les travailleurs qui ont de plus en plus de mal à payer leur logement, à assurer même simplement la nourriture quotidienne, qui pourrait être certain de ne pas être réduit à des situations pires encore ? Ce sont les salariés les plus mal payés et les chômeurs qui tombent dans la misère, mais c'est toute la classe ouvrière qui y est poussée.
Les causes en sont simples. La lutte entre le patronat qui cherche par tous les moyens à payer la force de travail en dessous de sa valeur, et les salariés qui se défendent, est aussi ancienne que le capitalisme lui-même. Mais, depuis plusieurs années, le patronat, aidé par tous les gouvernements, mène une offensive générale contre le monde du travail. La hausse des profits des entreprises vient de l'écrasement du pouvoir d'achat des salaires. Et l'État, de son côté, abaisse le pouvoir d'achat des travailleurs des services publics et réduit leurs effectifs pour pouvoir consacrer toujours plus d'argent à aider le patronat.
Mais on ne pourra pas continuer indéfiniment comme cela. Les travailleurs n'accepteront pas d'être poussés vers la misère pour que les profits augmentent. Et on ne pourra pas dissimuler avec des mensonges ministériels l'aggravation des inégalités entre une minorité de riches qui ne savent que faire de leur argent et la majorité de la population travailleuse qui a de plus en plus de mal à survivre.
Personne ne peut prédire quand se produira l'explosion sociale. Mais le grand patronat et les dirigeants politiques font tout pour la rendre inévitable. Il n'y a pas d'autre moyen pour empêcher le patronat et ses laquais politiques de porter des coups à ceux dont le travail les enrichit !
Lorsque cette explosion se produira, il faudra mettre en tête des revendications le contrôle des entreprises par la population travailleuse. Ce qui signifie contrôler leurs comptes, au jour le jour, pour vérifier d'où vient l'argent et où il va, pour savoir ce que les patrons préparent et rendre tout cela public devant la population. Seul ce contrôle permettra d'empêcher que les groupes industriels, même si la lutte des travailleurs les contraint à augmenter tous les salaires et à les augmenter vraiment, ne récupèrent d'une main ce qu'ils auront dû lâcher de l'autre.
L'AUGMENTATION DES SALAIRES EST UNE NECESSITE
Il disait vouloir « être le président du pouvoir d'achat ». Le moins que l'on puisse dire c'est que toutes les mesures que prend Sarkozy et son gouvernement tournent le dos à cette prétention.
Pour augmenter le pouvoir d'achat il n'y a qu'un moyen, c'est d'augmenter les salaires. Toutes les autres solutions tournent le dos à cet objectif. Elles ne sont que de la poudre aux yeux et rien d'autre.
Il en est ainsi du rachat des RTT. Les travailleurs les ont déjà chèrement payées en se voyant imposer dans de nombreux cas l'annualisation et la flexibilité du travail. Et puis, dans des secteurs d'activité comme les hôpitaux, les RTT restent un mirage. Le travail est tel et le personnel si réduit, qu'il est impossible de les prendre. Maintenant il serait question d'échanger les RTT contre un peu d'argent, c'est-à-dire renoncer aux 35 heures quand elles existent. Bien entendu, l'annualisation et la flexibilité seraient elles maintenues. Voilà qui ressemble fort à un cadeau au patronat.
Dans la veine du « travailler plus pour gagner plus », le gouvernement revient sur un vieux désir des patrons : faire travailler les salariés le dimanche. Cela se ferait paraît-il sur la base du volontariat. Mais les travailleurs du commerce, pour ne citer qu'eux, savent bien de quel volontariat il s'agit. Quand la pression du chômage et les menaces de licenciements pèsent sur eux, surtout sur ceux qui sont en CDD ou qui ont un autre contrat précaire, quelles possibilités ont-ils pour résister individuellement aux exigences patronales ? Aucune ! Il est aussi question de payer double ces heures du dimanche. Mais comme Sarkozy le dit lui-même à propos des salaires : ce sont les patrons qui décident, et il y a bien peu de chance que ces derniers obtempèrent.
Il a aussi été question d'anticiper le déblocage partiel des participations qui sont obligatoires dans les entreprises de plus de cinquante salariés. Il s'agit de sommes que les entreprises qui font des bénéfices doivent reverser à ceux qui les ont créés : leurs salariés. Cet argent n'est pas versé immédiatement mais accumulé et reversé au bout de cinq ans. Sarkozy envisage donc d'offrir aux travailleurs ce qui leur appartient déjà.
Dans la même veine de prétendus cadeaux qui augmenteraient le pouvoir d'achat, il y a aussi dans les DOM une légère baisse du prix des médicaments, toujours bonne à prendre il est vrai. Mais tout cela ne fait pas le compte. Il s'agit en fait de tours de passe-passe présentés sous le nom ronflant de hausse du pouvoir d'achat, une formule qui évite soigneusement d'envisager ce qui serait vraiment nécessaire, à savoir une hausse des salaires.
Et à y regarder de plus près, il s'agit en fait de favoriser le patronat avec les heures supplémentaires, la fin des 35 heures, la généralisation du travail du dimanche, des mesures qui non seulement ne leur coûtent pas cher, voire rien du tout, mais surtout qui leur rapportera.
Ce ne sont évidemment pas les déclarations de Sarkozy, ni les mesurettes qui les accompagnent, qui permettront aux travailleurs d'améliorer leur niveau de vie. Pour cela, il faudrait contraindre l'Etat et les patrons, faire en sorte qu'ils craignent d'être perdants s'ils n'augmentent pas de façon substantielle les salaires de tous les travailleurs, qu'ils travaillent dans le public ou le privé.
PAS DE CADEAUX POUR LES PAUVRES !
Pas question pour le gouvernement d'augmenter le Smic, ce salaire de misère imposé par le patronat à un nombre de plus en plus grand de travailleurs. Quant aux Rmistes, ils devront se contenter d'une augmentation de leur allocation de 1,6 % au 1er janvier 2008, pour solde de tout compte.
Un Rmiste vivant seul ne disposera donc pour vivre que de 447,91 ¬ par mois. Le seuil de pauvreté étant établi à 712 ¬ par mois pour une personne seule, cela veut dire que le gouvernement a décidé de maintenir des centaines de milliers de gens en situation de pauvreté, alors qu'il est aux petits soins vis-à-vis de tous ceux qui dans ce pays ne savent pas quoi faire de leur fric !
QUAND LE GOUVERNEMENT « S'OCCUPE » DES VIEUX !
Dans la même veine, le gouvernement, par la voix de son ministre du Travail, Xavier Bertrand a annoncé que les retraites n'augmenteraient que de 1,1 % au 1er janvier. Cela veut dire une perte sèche de pouvoir d'achat pour toutes les petites retraites qui, en particulier à La Réunion, se situent bien en-dessous du Smic et même du seuil de pauvreté.
Les retraites ne devraient pas être inférieures au Smic et le Smic ne devrait pas être inférieur à 1500 ¬ net par mois !
LA POLICE CONTRE LES TRAVAILLEURS
Lors de leurs dernières actions pour exiger le maintien de leurs emplois, les TOS se sont violemment fait déloger par la police.
Les TOS ne sont pas des voyous, ils demandent simplement à continuer de vivre de leur travail, utile de surcroît à la société, ce que l'on ne peut pas dire de ceux qui ont décidé de leur envoyer la police.
ATTENTION, PROPOS DANGEREUX !
Au lendemain des scènes de violences qui ont eu lieu à Saint André, le 11 décembre, le maire Jean Paul Virapoullé a tenu des propos équivoques, à la limite du racisme, envers la communauté comorienne qui est installée dans la ville et, plus largement, dans l'île.
Il a suffi que les auteurs des troubles et un chef de bande soient d'origine comorienne pour que ce personnage, mais aussi le préfet, créent un amalgame entre violence, insécurité et le fait d'être étrangers, en l'occurrence Comoriens.
Lors du conseil municipal du 12 décembre Jean Paul Virapoullé aurait ainsi déclaré : « quand il n'y avait pas de gens transplantés à Saint André, on vivait tranquilles » (Quotidien du 13 décembre). La veille sur les ondes d'une radio, répondant à une remarque d'un auditeur qui l'accusait d'avoir laissé s'installer à Saint André « une catégorie de gens », le maire s'était défendu en disant qu'ailleurs dans l'île, notamment dans le bas de La Rivière de Saint Denis, il y avait une présence plus importante encore de Comoriens, laissant entendre qu'à Saint André la situation était moins pire. Et comme le préfet, Virapoullé a aussi maintes fois répété qu'un chef de bandes arrêté deux jours avant les violences n'était pas de nationalité française et en situation irrégulière.
En jouant sur les sentiments réactionnaires et sécuritaires d'une partie de la population, Virapoullé et le préfet sont en phase avec leur mentor Sarkozy qui s'est fait élire en tenant le même discours.
Ainsi, ils détournent les travailleurs des véritables problèmes que sont le chômage, la baisse du pouvoir d'achat, le manque de logements, et créent en même temps le lit de l'extrême droite.
À nous de ne pas tomber dans ce piège.
LA YYYI PROGRAMME POUR L'OUTRE MER, ENCORE DES CADEAUX POUR LE PATRONAT
La nouvelle loi programme pour l'Outre-mer (Lopom) qui doit bientôt voir le jour, remplacera l'ancienne du même nom, mise en place en 2003 par le gouvernement Chirac-Raffarin.
La Lopom de 2003 était sensée favoriser la création d'emplois et de logements dans les DOM. Mais quatre ans plus tard, le chômage est toujours aussi élevé, en particulier à La Réunion où il tourne autour de 30%. Quant aux logements, rien n'a avancé. Avant 2003 il fallait en construire 10 à 12 000 par an pour satisfaire les besoins. C'est toujours le cas aujourd'hui. Pire, la défiscalisation a fait régresser la part des logements sociaux de 30% en 2000 à 15% en 2005. De même, elle a favorisé la flambée du prix du foncier.
Mais si la Lopom est restée chiche pour le plus grand nombre, elle a déversé ses millions à une poignée d'entreprises ou leur a permis d'économiser grâce aux exonérations de charges et aux défiscalisations. Rien qu'en 2005 les patrons réunionnais ont été exonérés pour plus de 324 millions d'euros de charges sociales et pour 105 millions au titre de leurs impôts.
Non seulement la nouvelle loi prévoit de reconduire à partir de 2008 toutes ces mesures en les améliorant mais aussi d'en rajouter de nouvelles, notamment en créant la Zone Franche Globale d'Activités. Grace à cette zone franche, les patrons seront exonérés de la taxe professionnelle et de la taxe foncière au moins jusqu'en 2015. En contrepartie, il ne leur sera seulement demandé de consacrer une part de leurs bénéfices (combien ?) à la formation professionnelle des salariés. Encore faudra-t-il qu'ils y soient obligés.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les patrons ont de beaux jours devant eux tant que les travailleurs ne viendront pas assombrir leur ciel radieux !
LE CAPITALISME, UN SYSTEME FOU QUI A FAIT SON TEMPS
La crise économique actuelle, conséquence de la spéculation dans le secteur immobilier aux Etats-Unis, affecte aujourd'hui tout le secteur financier américain et plus largement celui du monde entier.
Parmi les derniers soubresauts de la crise, il faut citer le Crédit Agricole en France et ACA Financial Guaranty aux Etats Unis.
Le Crédit Agricole possédait une filiale américaine, la banque d'affaire Caylon qui, touchée par la crise dite des « subprime », vient de perdre 1,6 milliards de dollars. ACA Financial Guaranty, dont l'activité était centrée sur la garantie contre certains risques, se retrouve aujourd'hui en faillite après avoir perdu 2,2 milliards d'euros alors qu'elle n'avait que 650 millions d'euros de fonds propres, mais « garantissait » . . . 26 milliards d'euros de titres !
La spéculation immobilière aux Etats-Unis qui a ruiné des millions de petits propriétaires de maisons individuelles, a été le dernier révélateur en date du fonctionnement aberrant de l'économie.
Pour les détenteurs de capitaux, le système ne vaut que par le profit qu'il engendre. Pour les capitalistes, la base du profit est et reste l'exploitation du travail humain dans les cycles de production des marchandises. Mais encore faut-il que ces marchandises se vendent à un prix assez élevé pour satisfaire les appétits des actionnaires. Or, depuis bien longtemps déjà, ceux-ci trouvent que la part de profits tirée de la production est trop faible. Ils préfèrent donc placer une grande part de leurs bénéfices sur les marchés financiers, donnant à ceux-ci une ampleur sans précédent au point de les rendre incontrôlables. L'effondrement du marché américain de l'immobilier témoigne de cette chaîne d'évolutions.
Les économistes qui ont pour métier de vanter les mérites du capitalisme, ont en fait une si piètre confiance dans le système qu'ils évoquent (à juste titre) la possibilité d'une crise généralisée débouchant sur une baisse drastique de la production, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir sur le niveau vie des travailleurs.
S'il peut sembler fou qu'une spéculation financière dans un secteur d'un seul pays puisse ébranler à ce point tout le système, c'est que celui-ci est effectivement fou. Le système est ainsi fait que dès que l'odeur du profit se fait sentir quelque part, tout ce que le monde compte de détenteurs de capitaux accourt. Et les moyens de communication sont tels aujourd'hui qu'un seul clic sur un clavier d'ordinateur suffit à donner un ordre pour qu'une vente ou un achat puisse se faire d'un bout à l'autre de la planète.
Aujourd'hui, malgré l'injection par les banques centrales de centaines de milliards d'euros pour tenter de sauver leur système en difficulté, la crise continue à se développer. Personne ne peut évidemment savoir quelle en sera l'issue. En revanche, ce qui est certain, c'est que cette crise devra être payée. Elle l'est déjà d'ailleurs par la ruine de millions de petits propriétaires américains incapables de rembourser leurs crédits. Elle l'est aussi par de nombreux licenciements survenus aux Etats-Unis dans le secteur bancaire, celui où il y a eu le plus de suppressions de postes ces derniers temps.
Mais si des travailleurs américains sont touchés de plein fouet, ceux des autres pays ne sont pas pour autant à l'abri. Les capitalistes ne font jamais de cadeau. Les travailleurs ne doivent pas en faire non plus s'ils veulent se protéger contre ce système économique basé sur le profit et pourri jusqu'à la moelle.
EN AFRIQUE, FLAMBEE DES PRIX ET SOUS-ALIMENTATION
Avec l'augmentation des prix des céréales comme le blé, le sorgho, le maïs ou le riz, la vie quotidienne, en particulier celle des populations africaines, est devenue un calvaire. Plusieurs pays ont récemment connu des émeutes de la faim, comme la Mauritanie ou encore le Sénégal.
Tout cela a lieu, non pas parce que la consommation des produits alimentaires augmenterait plus vite que l'offre, mais parce que ces produits sont devenus des cibles pour spéculateurs. C'est ainsi que la misère s'aggrave dans de nombreuses régions du Tiers-Monde, parce que dans quelques pays les riches ne savent plus quoi faire des profits qu'ils ont accumulés. Tout cela conduit à ce que dans le monde 850 millions de personnes souffrent de sous-alimentation grave et que 100 000 êtres humains meurent de faim chaque jour.
Voilà la réalité de la société capitaliste, une société profondément inhumaine et nuisible, et dont se débarrasser est une urgente nécessité.
BAS LES PATTES !
A Saint Benoît, la perspective des municipales aiguise l'appétit de certains notables. A droite, le docteur Audifax ayant fait comprendre qu'il ne souhaitait plus concourir pour la place de maire, Daniel Moreau, le patron de Royal Bourbon, s'est aussitôt manifesté comme candidat.
Les patrons exercent déjà un pouvoir exclusif dans leurs entreprises mais cela ne leur suffit pas, ils voudraient aussi avoir le pouvoir de régenter la vie de nos cités et orienter les dépenses municipales en leur faveur.
Il faut les en empêcher !
LUTTE OUVRIERE ET LES ELECTIONS MUNICIPALES
Lutte Ouvrière sera présente lors des prochaines élections municipales.
En 2001, lors des précédentes élections de ce type, une liste Lutte Ouvrière s'était présentée à Saint-Benoît. Aux élections des 9 et 16 mars prochains, nous serons toujours présents à Saint-Benoît bien sûr, et certainement dans d'autres localités encore.
Face aux notables et aux ambitieux qui ont pour seul objectif de satisfaire les intérêts patronaux, il faut que des militants fassent entendre la voix des travailleurs et des opprimés, la voix de tous ceux qui souffrent. Il faut que soit dénoncé tout ce qui se fait contre la population laborieuse, et qu'en contrepartie soit proposé tout ce qui peut satisfaire les intérêts des travailleurs.
Nous sommes cependant ouverts à des participations éventuelles sur des listes de gauche, avec le Parti communiste réunionnais, voire avec le Parti socialiste. L'objectif serait de résister aux offensives de la droite, voire de reprendre des municipalités que la gauche avait perdues en 2001.
Si cette attitude est pour nous nouvelle, la possibilité de l'envisager ne l'est pas. Seulement, lors des municipales précédentes, le Parti Socialiste et le Parti communiste étaient au pouvoir en métropole et s'y comportaient comme la droite aujourd'hui, ce que nous ne voulions absolument pas cautionner.
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