Dans une émission télé consacrée à l'histoire de la canne à sucre à La Réunion, et pour pallier la prétendue difficulté qu'ont les patrons à trouver de la main-d'Suvre pour couper la canne, le député PS Christophe Payet a avancé l'idée qu'il faudrait supprimer le RMI pendant la campagne sucrière. Voulant se rattraper aux branches, car cela le foutait mal pour un soi-disant socialiste, de tenir de tels propos, il a essayé de dire qu'il faudrait trouver une formule pour ne pas pénaliser totalement les érémistes. Mais trop tard, le mot était déjà dans tous les esprits, Payet comme bien d'autres politiciens a présenté les érémistes comme des « paresseux ».
Pourtant, comme tous les chômeurs, les érémistes voudraient bien travailler mais pas à n'importe quel prix, et on peut les comprendre !
Il est trop facile et lâche de s'en prendre aux érémistes pour expliquer les difficultés des petits planteurs.
Si les petits planteurs ont des difficultés, ce n'est pas à cause des bas salaires qu'il faudrait encore baisser mais à cause des gros planteurs qui contrôlent la production ou des usiniers qui imposent un quota de cannes à livrer. Alors, pourquoi ne pas s'en prendre aux vrais responsables, aux gros planteurs et aux pratiques des usiniers ?