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Archives du mensuel régionalMensuel - archive 2002 |
| mis à jour le 01/12/2002 | |
| ILE DE LA REUNION | |
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Mensuel - archives
Année 2002
décembre 2002
septembre 2002
Dans ce numéro
C'est tous ensemble qu'il faut mener la lutte !
Pas de mendicite, notre dû.
37,5 années de cotisation et retraite à 60 ans pour tous !
Visite de Léon Bertrand - encore pour le patronat.
Dans l'Education Nationale aussi.
Des gardiens pour les écoles !
Shell Saint Andre, la rage anti-ouvrière.
Salazie, grève chez Carpaye.
Les érémistes, boucs émissaires !
Groupe Bourbon, un leader de l'exploitation des travailleurs.
Chomage réel, chiffres bidon.
Dépolluons la mer des capitalistes !
La famine dans le monde.
Non a la guerre contre l'Irak !
Côte d'Ivoire, une guerre qui nous concerne.
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C'est tous ensemble qu'il faut mener la lutte !
Le 29 novembre, environ 3 000 travailleurs ont manifesté à Saint-Denis. Ce nombre est loin d'être négligeable quand on sait que seule la CGTR avait appelé à la grève. Il aurait été sans aucun doute plus important si les autres syndicats du privé et du public avaient eux aussi appelé à manifester le même jour.
La manifestation a mis en évidence les inquiétudes et le mécontentement des travailleurs face à la politique mise en Suvre par le gouvernement et le patronat. Le gouvernement Chirac-Raffarin ne cesse en effet de mener des attaques contre le monde du travail : refus de donner un coup de pouce au SMIC au mois de juillet dernier, suppression du dispositif des emplois-jeunes, volonté d'augmenter la durée de cotisation des salariés du public pour la retraite, non-remboursement de certains médicaments, suppression de nombreux emplois dans l'Education Nationale...
De son côté, le patronat mène sa guerre contre les salariés. Même pour que soient respectés les lois et le code du travail, les salariés sont bien souvent obligés de réagir, de protester, voire de se mettre en grève. C'est que le patronat se croit tout permis. Il n'hésite pas, à jeter à la rue sous n'importe quel prétexte, des pères ou des mères de famille, à les pousser à la démission pour les remplacer par des emplois précaires donc moins payés. La CGTR et la CFDT ont d'ailleurs recensé un nombre important de salariés qui se plaignent d'harcèlement moral pratiqué par certains patrons à leur encontre.
Autant le gouvernement est dur envers les travailleurs, autant il est doux pour les patrons. Après la Loi d'Orientation votée par le gouvernement Jospin, c'est le projet de loi-programme concocté par la ministre de l'Outre Mer qui offre encore de nouvelles mesures en faveur des capitalistes locaux pour soi-disant soutenir le développement de telle ou telle activité économique. Et cela, se fait avec la complicité des politiciens locaux.
Pour mettre un frein à toutes ces attaques contre le monde du travail, il va falloir se préparer à des luttes qui fassent peur au patronat et aux politiciens à son service.
Il faudra bien plus qu'une journée de grève. Il faudra une lutte d'ensemble, de tous les travailleurs du privé, du public comme de ceux qui sont privés de travail. Voilà ce qui sera nécessaire pour obtenir une amélioration des salaires, des créations d'emplois en nombre suffisant, un meilleur service public, des salles de classe et du personnel pour l'éducation de nos enfants, un logement pour tous, une retraite après un maximum de 37,5 années de cotisation...
Oui, la lutte générale est le seul moyen. Elle est une nécessité si nous ne voulons pas voir nos conditions d'existence se dégrader encore plus.
Cela paraît lointain, utopique certes. Mais ce qui est vraiment utopique c'est de croire que notre sort pourra s'améliorer sans que nous, les travailleurs, forcions le destin.
Pas de mendicite, notre dû.
Raffarin reconduit la prime de Noël de 150 euros pour les chômeurs. C'est la même somme que celle que leur avait octroyée Jospin. Les associations de chômeurs réclament elles, 500 euros.
Mais l'essentiel est que ce gouvernement, comme le précédent, ne fait rien contre le chômage, sinon une misérable aumône en fin d'année.
37,5 années de cotisation et retraite à 60 ans pour tous !
En 1993, Balladur avait mis en place un plan qui devait amener les travailleurs du privé à cotiser 40 ans pour avoir droit à une retraite pleine. Deux ans plus tard, Juppé remettait ça, cette fois, en direction des travailleurs du public. Mais là il se cassait les dents contre la mobilisation massive des cheminots, agents d'EDF-GDF, etc.
Arrivée au pouvoir en 1997, la gauche se gardera bien de revenir sur la décision inique de Balladur, et les travailleurs du privé continuèrent, grâce à elle, à cotiser 40 annuités. Merci Jospin !
Aujourd'hui Chirac, Raffarin et Fillon remettent çà. Ils veulent imposer aux salariés du secteur public 40 années de cotisation et envisagent même, comme l'a annoncé Fillon, le ministre du Travail, de nous faire travailler jusqu'à 65 ans !
Si les patrons embauchaient tous les chômeurs et cotisaient normalement aux caisses de retraites, comme nous les travailleurs, celles-ci n'auraient aucun mal à payer les retraites.
Voilà ce à quoi nous devons leur imposer, car ce sont les patrons et l'Etat à leur service qui sont responsables de la situation actuelle, pas les travailleurs.
Visite de Léon Bertrand - encore pour le patronat.
Lors de sa visite dans l'île, le ministre du Tourisme Léon Bertrand, a annoncé quelques mesures envisagées par le gouvernement pour le secteur touristique.
Il est question d'élargir le système de défiscalisation à toutes les structures liées à ce secteur d'activité. Par ailleurs, il est prévu d'exonérer les charges patronales pour les salaires allant jusqu'à 1,7 fois le SMIC. Il est aussi envisagé de supprimer la TVA pour les secteurs comme l'hôtellerie, la restauration...
Un second volet est consacré à la desserte aérienne de l'île. Le gouvernement prévoit de financer une nouvelle compagnie pour dit-il assurer la continuité territoriale entre la France et La Réunion.
Sous prétexte de développer le tourisme dans l'île, le gouvernement s'apprête donc à arroser les patrons. Les mieux lotis seront les groupes hôteliers (ACCOR, APAVOU...) et les transporteurs aériens, ceux-là mêmes qui sous prétexte de se soucier de l'avenir économique de l'île pompent les caisses de l'Etat, puisant ainsi allègrement dans l'argent de nos impôts.
Dans l'Education Nationale aussi.
Ferry, le ministre de l'Education nationale ose dire qu'il ne diminue pas les emplois alors qu'il veut supprimer 5 600 postes de surveillants et 20 000 postes d'aides-éducateurs et les remplacer par 11 000 "assistants" qui seront moins bien payés. Cette diminution est scandaleuse car elle réduit la présence des adultes dans les établissements scolaires. Et après cela le gouvernement dira vouloir lutter contre l'insécurité à l'école.
Et puis, les surveillants ne sont pas les seuls concernés. Les professeurs, les assistantes sociales, les personnels techniques, tous subissent une diminution des effectifs.
L'Education Nationale souffrant déjà d'un manque criant de moyens, ces suppressions vont donc aggraver plus encore cette situation.
Des gardiens pour les écoles !
Dernièrement encore, des parents ont manifesté leur exaspération face aux dégradations répétées dans les écoles primaires. En effet, plusieurs d'entre elles sont régulièrement la cible de vandales qui saccagent et pillent le matériel scolaire.
Souvent ce matériel a été acheté grâce à la contribution des parents et des enfants (kermesse, coopérative...). Ce que réclament parents et enseignants, c'est qu'un système de surveillance et de gardiennage soit mis en place par les pouvoirs publics.
Shell Saint Andre, la rage anti-ouvrière.
Le patron de la Shell Saint André n'a pas digéré la grève de huit jours déclenchée en octobre par ses employés. L'heure est pour lui à la vengeance. Il vient ainsi de licencier 3 ex-grévistes. Non content de cela, il menace à présent d'attaquer ces travailleurs au pénal pour leur extorquer 100 000 euros de dommages et intérêts pour faits de grève.
Cet individu, qui dans la presse osait encore il y a peu se présenter comme un « patron social », n'a qu'un seul objectif : mener une guerre sans répit aux salariés de son entreprise.
Lors de la grève d'octobre, le patron avait cédé car nombreux étaient les clients qui, par solidarité avec les grévistes, boycottaient la station. Et si l'idée était à reprendre ?
Salazie, grève chez Carpaye.
Les chauffeurs des cars Carpaye de Salazie ont fait grève pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail.
Au début du conflit le patron, méprisant à leur égard est allé à leur rencontre juste pour leur dire qu'il se « foutait » complètement de leurs revendications. Ce même patron a bénéficié du soutien du maire UDF Stéphane Fouassin et du président de la Communauté de Communes de l'Est Jean-Marie Virapoulé, le fils du père. Tout ce beau monde a organisé le ramassage scolaire en faisant appel à une autre société de transports, tentant ainsi de briser le mouvement des grévistes.
Malgré leur isolement, les chauffeurs ont obtenu une prime de repas de 10 euros lorsqu'ils sont en déplacement à l'extérieur de Salazie. De plus, ils bénéficieront d'une demi-journée supplémentaire de récupération lorsqu'ils seront amenés à travailler le dimanche.
Les chauffeurs de cars de Salazie sortent de ce conflit la tête haute, mais à l'avenir pour faire reculer le patron, il leur faudra trouver la solidarité de tous les travailleurs de Carpaye mais aussi celle des salariés des autres sociétés de transports qui rencontrent des difficultés identiques au niveau des conditions de travail et des salaires.
Les érémistes, boucs émissaires !
Dans une émission télé consacrée à l'histoire de la canne à sucre à La Réunion, et pour pallier la prétendue difficulté qu'ont les patrons à trouver de la main-d'Suvre pour couper la canne, le député PS Christophe Payet a avancé l'idée qu'il faudrait supprimer le RMI pendant la campagne sucrière. Voulant se rattraper aux branches, car cela le foutait mal pour un soi-disant socialiste, de tenir de tels propos, il a essayé de dire qu'il faudrait trouver une formule pour ne pas pénaliser totalement les érémistes. Mais trop tard, le mot était déjà dans tous les esprits, Payet comme bien d'autres politiciens a présenté les érémistes comme des « paresseux ».
Pourtant, comme tous les chômeurs, les érémistes voudraient bien travailler mais pas à n'importe quel prix, et on peut les comprendre !
Il est trop facile et lâche de s'en prendre aux érémistes pour expliquer les difficultés des petits planteurs.
Si les petits planteurs ont des difficultés, ce n'est pas à cause des bas salaires qu'il faudrait encore baisser mais à cause des gros planteurs qui contrôlent la production ou des usiniers qui imposent un quota de cannes à livrer. Alors, pourquoi ne pas s'en prendre aux vrais responsables, aux gros planteurs et aux pratiques des usiniers ?
Groupe Bourbon, un leader de l'exploitation des travailleurs.
Le propre d'un capitaliste c'est de vouloir toujours plus de profits et à moindre coûts.
Après Madagascar, le Vietnam, Mayotte et bien sûr La Réunion, de Chateauvieux va s'implanter dans la grande distribution à Maurice.
À cet effet, Vindémia, la filiale du Groupe Bourbon dans la distribution, a fusionné le 13 novembre avec la société mauricienne Rogers.
Grâce à cette opération, le Groupe Bourbon se placera en tête de la distribution à Maurice. Il vise25 % des parts de marché et 100 millions d'euros en 2004.
Mais comme sa gourmandise est insatiable, il lorgne vers l'Afrique Australe où son nouvel associé a déjà préparé le terrain.
Sur les neuf premiers mois de cette année le chiffre d'affaires du Groupe Bourbon a augmenté de 8,1% soit 672 millions d'euros ; la seule société Vindémia qu'il contrôle de 13, 4%, soit 370 millions d'euros.
Mais on ne peut pas en dire autant des salaires de misère des travailleurs qu'il exploite, ceux des pays pauvres et de ceux de La Réunion.
Espérons qu'un jour les travailleurs fassent rendre gorge à ce gros capitaliste et à ses associés des énormes profits qu'ils ont accumulés sur le dos de leurs exploités...et des consommateurs !
Chomage réel, chiffres bidon.
Selon les chiffres officiels, le chômage en France aurait baissé (très peu), alors que partout les plans sociaux se multiplient.
Mais, même Raffarin admet qu'il "ne fait pas vraiment confiance aux statistiques". C'est dire.
En fait, la raison de cette prétendue baisse est connue : l'ANPE s'est débrouillée pour accroître le nombre des radiations de près de 80 % en un an.
Ainsi, le chômage progresse même quand les chiffres baissent.
Dépolluons la mer des capitalistes !
La marée noire qui touche actuellement les côtes espagnoles et qui menace celles de France est le résultat prévisible de la course aux profits des capitalistes de la mer et du pétrole.
Le pétrolier « Le Prestige » à l'origine de cette catastrophe était sous pavillon de complaisance, ce qui lui permettait de circuler et de transporter du pétrole malgré sa vétusté.
Les gouvernements espagnol et français auraient, s'ils le voulaient les moyens d'interdire à ces bateaux poubelles de circuler.
Mais malgré les promesses faites après d'autres catastrophes, rien n'a été fait. Le nombre d'inspecteurs des bateaux est ridiculement faible (seulement 200 en Espagne et 54 en France) pour mener à bien les opérations de contrôles.
Alors, contre les délinquants il faut des policiers nous dit-on ? Et contre les capitalistes délinquants de la mer et du pétrole, que faut-il ? Des belles paroles, de vagues menaces ! Tout se passe en fait comme si le gouvernement avait du mal à prendre des mesures contre les siens.
La famine dans le monde.
La faim tue toutes les quatre secondes dans le monde. 815 millions de personnes souffrent de malnutrition et 30 millions, surtout des enfants de moins de cinq ans, en meurent chaque année.
La situation est paradoxale : dans les pays riches comme les Etats-Unis ou la France, on brûle des produits agricoles, on paie des agriculteurs pour laisser leur terre en jachère... mais dans les pays pauvres, surtout en Afrique, les populations n'ont pas suffisamment à manger. Ces pays sont, par ailleurs, étranglés par de lourds programmes d'austérité imposés par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.
Pour nourrir correctement l'ensemble de la planète, l'humanité devra se débarrasser du capitalisme, ce système incapable de satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations.
Non a la guerre contre l'Irak !
Les missions d'inspection de l'ONU ont commencé leur travail en Irak. Toutes les télés en parlent. Certaines ont aussi signalé en passant que, dimanche 1er décembre, des raids aériens américains et anglais avaient tué quatre personnes dans le sud du pays. Ces raids meurtriers durent depuis plus de dix ans.
Bush n'a pas encore officiellement déclenché sa guerre contre ce petit pays, mais ceux que ses avions ont tués, sont déjà morts. Et ces morts s'ajoutent aux centaines de milliers d'autres (dont de nombreux enfants) causés par l'embargo que les grandes puissances imposent depuis des années à la population irakienne.
Alors, plus que jamais, non à l'intervention contre l'Irak !
Côte d'Ivoire, une guerre qui nous concerne.
La Côte-d'Ivoire est loin et, pourtant, ce qui s'y passe nous concerne. Elle nous concerne parce que les troupes françaises présentes en permanence dans le pays interviennent de plus en plus ouvertement dans le conflit. Et, pour la première fois, le week-end dernier, elles ont fait des morts. Elle nous concerne aussi parce que ce pays est issu de l'ancien empire colonial français d'Afrique et parce que l'économie est dominée par des trusts français qui nous exploitent aussi.
Depuis plusieurs semaines, à la suite d'une rébellion militaire, le pays se trouve coupé en deux. Une nou-velle rébellion armée vient de couper le pays en trois.
Les médias ont présenté l'intervention de l'armée française comme une intervention humanitaire visant à sauver la vie des étrangers non africains. Mais elle a aussi ouvert le chemin aux troupes gouvernementales, prenant ainsi parti entre les bandes armées qui déchirent le pays.
Si les étrangers non africains, pour la plupart français, sont nombreux en Côte-d'Ivoire, ils sont rarement des médecins, des enseignants ou des ingénieurs venus aider la population, mais des cadres de grandes sociétés françaises, présentes pour l'exploiter. Bouygues dispose du monopole de l'électricité et de l'eau, sans parler des grands chantiers de travaux publics. Le groupe Bolloré possède le chemin de fer du pays et domine le port d'Abidjan et le chantier naval. Bien des banques et des hypermarchés portent les enseignes de France.
La Côte-d'Ivoire, le pays le plus riche de l'ancien empire colonial français d'Afrique, premier producteur mondial de cacao, grand producteur de café, a été longtemps un paradis pour ceux qui sont venus faire fortune dans le pays, où l'écrasante majorité des habitants se considère heureuse lorsqu'elle peut prendre un repas par jour. Mais il n'en a jamais été un pour la majorité des habitants.
Tant que le cacao et le café se vendaient bien sur le marché mondial, il y avait au moins du travail dans les campagnes. Comme il y en avait dans les grandes villes où se construisaient des buildings pour les banques et les sièges des grandes entreprises, et des villas pour leurs cadres pendant que ceux qui les construisaient se serraient dans des taudis infects. Du travail, il y en avait tellement que le pouvoir colonial français d'abord, puis la dictature au profit de laquelle il avait décolonisé, ont fait appel à de la main-d'oeuvre venant d'autres pays, dont le Burkina voisin.
Mais, quand le ralentissement économique est intervenu, c'est aux travailleurs des villes et des campagnes qu'on en a fait payer le prix. Et, en Côte-d'Ivoire comme ailleurs, il s'est trouvé des démagogues pour dresser les travailleurs d'origine ivoirienne contre les travailleurs immigrés.
Aujourd'hui, les démagogues de la politique qui propageaient des mots assassins ont été relayés par les bandes armées qui assassinent. La population, dont la pauvreté est déjà aggravée par le ralentissement de la vie économique, par la fermeture des usines et des chantiers, est en plus rançonnée par les bandes armées.
Le gouvernement français affirme déplorer l'engrenage de la violence en Côte-d'Ivoire. Mais cette violence incontrôlée est issue de la violence des régimes ivoiriens successifs, protégés par l'Etat français afin que des groupes français puissent continuer à amasser de l'argent dans ce pays. Leur argent a aujourd'hui une forte odeur de sang.
Arlette Laguiller.
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