Site régional
mis à jour le 01/03/2004
ILE DE LA REUNION
Mensuel - archives
Année 2004
Dans ce numéro
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Le vrai changement viendra des travailleurs.
À entendre plusieurs représentants de partis aux élections régionales, il suffirait de changer de président à la Région pour que les choses aillent mieux pour la population : moins de chômage, plus de logements, moins d'embouteillage sur les routes...
Mais les politiciens de droite qui appellent au changement semblent oublier qu'ils dirigent actuellement le Conseil général et les grandes villes de notre île et que le gouvernement est, comme eux, à droite. Ce n'est pas pour autant que les besoins de la population laborieuse sont satisfaits.
Le problème de la droite est d'essayer de détourner l'attention des électeurs sur la politique d'agression sociale contre les travailleurs, les chômeurs et les retraités.
Les Bénard, Vira, TAK, Margie Sudre et autres Victoria ont choisi de mener leur campagne sur le fait que la liste UMP est composée de jeunes et qu'il serait temps pour Vergès de laisser la place. Nous ne devons surtout pas nous laisser berner par ce type de discours. Le problème des travailleurs et de la popu-lation laborieuse n'est pas de savoir si c'est un jeune ou un vieux qui sera président de Région. Notre problème est de savoir quelle politique y sera menée.
Il est évident que la droite si elle gagne les élections continuera la politique qui consiste à détourner une bonne partie des fonds du Conseil régional au profit des patrons. Dans le même temps, elle fera de sa victoire une approbation de la politique du gouvernement Chirac-Raffarin.
Aucune voix de travailleurs, de chômeurs, d'érémistes ne doit donc se porter sur la liste Bénard. Ce sont peut-être des jeunes mais ce sont surtout des politiciens qui proposent la même politique que leurs aînés. Et les autres listes de droite (Lauret, Ramassamy...) ne valent pas mieux que celle de l'UMP.
Ceci étant dit, nous ne devons pas amnistier pour autant les partis se disant communistes ou socialistes qui ont soutenu la politique de l'ex-gauche plurielle lorsqu'elle était au gouvernement et qui se distinguait bien peu de celle de la droite. N'oublions pas que le PS local et le PCR ont défendu la loi d'orientation pour l'Outre mer qui offre plus de 180 millions d'euros par an au patronat sans qu'il y ait de sa part une obligation d'embauche.
Aux élections régionales, la seule véritable opposition au gouvernement et au patronat c'est la liste Lutte Ouvrière - M.A.R.O.N.
En votant pour notre liste vous approuverez les mesures d'urgence qu'elle avance pour éradiquer le chômage, la précarité et les bas salaires, pour augmenter de façon importante la construction de logements corrects et abordables pour la population laborieuse.
Il faut interdire les licenciements collectifs surtout dans les entreprises qui font des profits. Il faut que les travailleurs et la population aient la possibilité de contrôler le fonctionnement de l'économie. Il faut arrêter les diverses aides ou subventions au patronat. L'argent de l'Etat, du Conseil Régional et du conseil Général doit être utilisé pour répondre aux besoins de la population.
Ces mesures d'urgence, les travailleurs et les pauvres devront les imposer au gouvernement, aux politiciens locaux et au patronat par leurs luttes collectives. Mais les élections à venir nous permettront au moins de dire notre accord avec un tel programme.
Pour l'égalité entre hommes et femmes.
L'égalité entre les hommes et les femmes, comme entre tous les êtres humains d'ailleurs, devrait être une chose naturelle. Mais dans notre société elle ne l'est pas.
Dans certains pays les femmes sont considérées comme étant juridiquement inférieures et devant donc rester sous la domination des hommes. Même dans les pays qui inscrivent l'égalité dans leur constitution ou sur le fronton de leurs mairies, la situation des femmes est encore loin de cette égalité affichée, que ce soit dans le travail ou dans la vie de tous les jours.
À La Réunion comme en France, dans le travail, les femmes sont les premières à subir le chômage et le travail précaire ou à temps partiel imposé. Leurs salaires sont en moyenne inférieurs à 20 % à ceux des hommes.
Pour les communistes que nous sommes, égalité de l'homme et de la femme n'est pas un droit, c'est un fait. Si la femme occupe aujourd'hui une situation inférieure à celle de l'homme, ce n'est pas du à son manque de capacité, qui n'existe que dans la tête des réactionnaires, mais parce que nous vivons dans une société d'exploitation, une société qui repose sur l'injustice et l'inégalité.
C'est cette société qu'il nous faudra un jour jeter à terre si nous voulons que la situation de tous les exploités, de tous les opprimés, notre situation donc, soit véritablement et durablement transformée.
Toutes les oppressions sont liées et dans le grand combat pour l'égalité, les femmes ont toute leur place.