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Seillière, un paquet d'actions à la place du cSur.
Le baron Seillière a annoncé qu'il était mécontent de la politique du gouvernement qui n'en ferait pas assez pour les entreprises. Il a regretté que Raffarin n'envisage plus d'étaler sur plusieurs années la revalorisation du SMIC. Il a déploré aussi que le niveau au-dessous duquel intervient la réduction des charges sociales sur les salaires soit passé de 1,7 fois le SMIC à 1,6 fois. "Le gouvernement pénalise les entreprises" a affirmé Seillière avec culot. Il considère comme des compensations légitimes, la baisse de l'impôt sur les bénéfices annoncée pour le budget 2005 et l'annonce de nouvelles facilités données aux patrons pour s'en prendre aux 35 heures.
Le gouvernement participe sans honte à l'offensive lancée par le patronat contre le monde du travail. Les petites phrases de Chirac sur la "fracture sociale", ou les "patrons voyous" ne sont que des hypocrisies. Cela n'empêche pas le milliardaire Seillière de dire qu'en France "la part prélevée sur les actifs (entendez : les entreprises) est démesurée par rapport à la part octroyée à tous ceux qui sont chômeurs, malades, en retraite ou en formation". Les actifs, ce sont évidemment lui et ses semblables, et ceux qui ne font rien, ce sont toutes les victimes des licenciements faits par le patronat !
La réalité sociale c'est aussi que, lorsqu'un patron décide de déménager les machines de son entreprise à la barbe de son personnel avant qu'on puisse contester la validité du plan de licenciement, Chirac et Raffarin envoient leurs CRS pour protéger l'opération.
Le président du MEDEF se plaint qu'on n'en fait pas assez pour le patronat, en se préparant à obtenir encore plus. Et il le fait cyniquement, en prétendant que le patronat revendique tout cela dans l'intérêt des salariés. La suppression de toute réglementation sur les heures supplémentaires, ce serait, selon lui, pour permettre aux travailleurs de gagner plus. La possibilité de licencier sans contrainte, ce serait pour permettre la création d'emplois.
C'est au nom de ces énormes mensonges que Seillière déclare comprendre tout à fait le référendum-chantage de la direction de Bosch Vénissieux pour imposer à son personnel de travailler plus sans gagner plus. Rien d'étonnant car Seillière proclame, au nom de l'ensemble du patronat : nos profits d'abord !
Mais il y a au moins un mérite que Seillière reconnaît au gouvernement. Il se félicite de la loi Fillon qui admet que la négociation par entreprise est meilleure (pour les patrons) que la négociation de branche ou la négociation interprofessionnelle. Il se félicite en fait de la possibilité d'"accords" moins favorables aux salariés que les conventions collectives dans les entreprises. Il se dit même partisan de la "micro-négociation". Salarié par salarié sans doute, pour écarter les syndicats !
C'est évidemment logique de la part du porte-parole du patronat. Il sait que la force de la classe ouvrière réside surtout dans son nombre et dans sa cohésion.
Mais c'est aussi la raison pour laquelle les travailleurs ne peuvent faire face aux agressions du patronat qu'en unissant leurs forces. Quand les travailleurs sont engagés en grand nombre dans une même lutte, ils peuvent obtenir la satisfaction de revendications qui leur paraissaient hors d'atteinte. Ce sera nécessaire pour résister à l'offensive de régression sociale que nous sommes en train de subir. Il faut donc imposer aux organisations syndicales de préparer et d'organiser une telle défense qui, si difficile qu'elle soit, est plus efficace que les parlottes autour d'une table.
Arlette Laguiller.
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Repos compensateurs, EDF hors la loi.
Il y a quelques années, la direction du centre EDF-Réunion avait supprimé les équipes d'astreinte de chaque agence pour les remplacer par de nouvelles équipes travaillant sur plusieurs agences à la fois. Lors de cette opération, appelée " Maille-Exploitations " (les Exploitations étant les services travaillant sur le réseau et assumant les astreintes, le soir et les jours fériés compris), la direction avait réussi à supprimer de nombreux postes de monteurs.
Aujourd'hui, si le nombre d'abonnés a fortement augmenté et si le nombre d'interventions techniques et de dépannage s'est amplifié, les effectifs eux, n'ont pas bougé.
Résultat : les monteurs travaillant dans les Exploitations font des dizaines d'heures supplémentaires par semaine. Normalement ils devraient avoir droit à des heures de récupération, mais la direction d'EDF, vu l'insuffisance des effectifs, leur refuse de les prendre. Elle bafoue complètement la loi, puisque celle-ci lui impose, comme à tous les patrons, d'accorder les repos compensateurs dans les deux mois qui suivent l'heure travaillée.
Certains monteurs ont ainsi des centaines d'heures de récupérations qu'ils sont dans l'incapacité de prendre et que la direction d'EDF voudrait stocker sous forme d'épargne temps, à prendre... dans 5 ans !
Cette situation est une honte dans un pays qui compte 120 000 chômeurs dont parmi eux de nombreux électriciens confirmés. Seule l'embauche immédiate de dizaines de monteurs pourrait régler justement cette affaire et permettre aux autres de prendre leurs repos bien mérités !
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Les pompiers veulent des actes.
Cela fait plusieurs années que les pompiers de l'île et en particulier ceux de Saint Benoît interpellent la direction du SDIS sur l'état d'insalubrité des locaux de leurs casernes et sur le renouvellement de leur matériel de travail. Par exemple, les tuyaux des camions ne sont pas suffisamment longs pour pouvoir intervenir efficacement contre certains incendies.
Malgré de multiples promesses rien de sérieux n'a été entrepris. A chaque fois qu'ils demandaient des comptes à leur direction, il leur était opposé le problème du financement.
Pourtant, cette direction qui a eu du mal à trouver 90 000 euros pour restaurer la caserne de Saint Benoît, n'a eu aucun mal à dégager 188 000 euros pour rénover ses bureaux.
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Salvan soutenu par la gauche.
Hugues Salvan, le Maire et conseiller général UMP de Saint-Philippe, a été élu président du SDIS pour la première fois en 1998. Malgré ses démêlés judiciaires et ses promesses non tenues vis-à-vis des pompiers, il vient d'être reconduit à son poste. Le comble c'est qu'il a reçu les voix de ses collègues du PS et du PCR.
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Annette à la place de Vergoz.
Il est prévu que Annette succède à Vergoz avant la fin de l'année à la tête de la fédération locale du PS. Cette succession était préparée depuis très longtemps. Annette avait fait élire Vergoz en 2000 au poste de secrétaire fédéral en attendant de retrouver ses droits civiques qu'il avait perdus suite à une condamnation judiciaire.
Le changement qui devrait se faire prochainement ne modifiera en rien la politique du PS. Un PS qui est prêt à servir les intérêts des patrons comme toute sa politique passée le prouve.
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Encore un sacré réac !
Un préfet nouveau est arrivé qui déjà fait quelques menues déclarations donnant une idée du camp social dans lequel il se place.
Le Quotidien rapporte quelques unes de ses déclarations : " L'acceptation des règles sociales, c'est l'acceptation du consensus entre les satisfactions et les insatisfactions " et a-t-il poursuivit " il est certes difficile que chacun puisse accéder à ce droit constitutionnel qu'est le travail. C'est sans doute une des causes de la délinquance ".
Ainsi, pour ce préfet la délinquance est, du côté des licenciés et non des licencieurs, et les licenciés devraient faire taire leur insatisfaction.
Il peut toujours rêver !
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Des travailleurs dénoncent le comportement de leur patron.
Les chauffeurs de " cachalots " de l'entreprise Sane du groupe Quartier Français se sont mis en grève. Ils réclamaient l'annulation du licenciement d'un des leurs et voulaient dénoncer la surcharge des camions.
Au cours des négociations, il a été révélé que toutes les entreprises de transport de canne étaient en infraction. Les camions étaient surchargés jusqu'à 55 tonnes alors que la charge maximale est de 38 tonnes. A tout moment un accident aurait pu se produire sur la route.
Les grévistes n'ont pas pu obtenir la réintégration de leur camarade, mais leur action a toutefois permis de dénoncer le comportement de leurs patrons qui les poussent à ne pas respecter les réglementations.
Les contrôles routiers mis en place suite à la grève ont pu à ce jour calmer les ardeurs des patrons. Mais il faut rester vigilant.
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Un patron dans l'illégalité.
Pendant la grève, la SANE a sous-traité avec plusieurs entreprises pour briser l'action des grévistes. Une des entreprises, celle de CATAPOULLE, a fait travailler des chauffeurs plus de douze heures sans interruption, alors que la loi interdit des conduites de plus de 6 heures sans interruption et n'autorise que des journées de 10 heures au maximum.
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Sécurité de leurs profits avant tout.
Les surcharges, les heures supplémentaires non payées et les pressions pour aller vite sur la route voilà les moyens utilisés par les patrons des " cachalots " pour faire l'économie de 75 à 100 emplois de chauffeurs par an.
Et tant pis pour la sécurité publique si la sécurité de leur profit est sauvegardée.
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La preuve par les chiffres.
Le groupe Bourbon a enregistré pour le premier semestre de cette année une hausse de 13,2 % de son chiffre d'affaire. C'est ce même groupe qui détient Score et Jumbo Score. On se rappelle qu'au mois de juillet, les salariés de ces magasins ont fait grève pour 50 euros de plus sur leur fiche de paie. Mais le patron ne leur en a accordé que 36 euros. Et pourtant les chiffres prouvent qu'il avait les moyens de satisfaire totalement ces salariés.
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Une police grangrenée par le racisme.
Il y a soixante ans le régime nazi et ses alliés vacillaient sous les coups de boutoir des armées russes et américaines. A Paris, en août 1944, quelques jours avant l'arrivée des Américains et des partisans de De Gaulle, la police parisienne retourna sa veste en occupant différents postes de police tenus par les Allemands. De Gaulle les décora pour cette " action héroï que ". Mais c'étaient ces mêmes policiers qui, en juillet 1942, avaient raflé 13 000 Juifs, pour les livrer aux nazis qui les déportèrent vers les camps d'extermination.
De Gaulle préféra fermer les yeux sur les saloperies de la police française qu'il utilisa dans les années qui suivirent pour mater les travailleurs révoltés par leur sort ou les travailleurs coloniaux qui réclamaient plus de liberté et de dignité.
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Maurice, des travailleurs de la zone franche licenciés.
À l'île Maurice les licenciements continuent dans la zone franche. En ce mois d'août l'entreprise du Floréal Knitwear Textile a licencié 900 travailleurs. Environ 700 employés d'Arvind Overseas et de Arvind Spinning, deux filiales du groupe indien Arvind Lills, ont eux aussi été remerciés. Un autre groupe du textile, Rosana Textiles, vient d'annoncer son intention de licencier 150 employés.
En 2003, 13 000 ouvrières et ouvriers du textile se sont retrouvés à la rue et rien que pour le premier trimestre 2004, 1600 emplois ont été supprimés dans l'île sSur.
Les patrons mauriciens expliquent que les restructurations sont inévitables pour que les entreprises restent compétitives en prévision du " démantèlement " que provoquerait selon eux l'accord multi-fibre dans le textile. Interrogés par le journal mauricien l'Express, ces patrons se disent angoissés et en proie à un sentiment d'incertitude. Mais que dire du drame que vivent les pères et mères de familles qu'ils ont jetés à la rue ?
Alors que les travailleurs trinquent, les affaires ne vont pas aussi mal pour les patrons, quoiqu'ils en disent. Toujours d'après l'Express, les exportations globales de la zone franche ont grimpé de 9,4 % par rapport au premier trimestre de 2003, soit 7,5 milliards de roupies (220 millions d'euros). Les ventes de l'industrie des vêtements ont enregistré une croissance de 8,4 %. Pour la même période les exportations de matière premières de textiles ont-elles aussi augmenté.
La " dure réalité " dont se plaignent les patrons n'a rien de comparable avec celle des ouvriers qui, licenciés, doivent parfois accepter un autre travail quand ils en trouvent, et payé moitié moins.
Le gouvernement, quant à lui, ne propose rien aux chômeurs. Le ministre du travail, ShoWkutally Soodun, considère même qu'il " n'y a pas de véritables chômeurs à Maurice. Il y a juste des Mauriciens qui sont " devenus difficiles ". Pas assez encore pour mettre à la raison ce ministre et les patrons qu'il représente !
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Cratère, enseignant en moins et classe surchargée.
À la rentrée, l'école du Cratère (Saint-Benoît) s'est retrouvée avec un enseignant en moins. Du coup, les 24 élèves de CE2, CM1 et CM2 ont été regroupés dans une même classe et les 33 de la grande section, CP et CE1 dans une autre. Cela pose problème pour les enfants, surtout pour ceux qui ont des difficultés.
Quant au rectorat il n'en a rien à faire. Son but est de faire des économies de postes d'enseignants. Pourtant, il ne manque pas de jeunes diplômés ayant suivi une formation à l'IUFM et capables d'apprendre aux enfants à lire et à écrire.
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Mépris vis-à-vis des TOS.
À la veille de l'arrivée de Chirac dans l'île, le gouvernement annonçait que le transfert des TOS de la Réunion sera repoussé à plus tard. Mais une fois les vacances de Chirac terminés, les TOS apprenaient qu'ils seront transférés dès janvier 2005 vers la Région ou vers le Département.
Le mépris et le mensonge seraient-ils devenus les deux mamelles présidentielles ?
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Réforme de l'OCM sucre.
À l'approche de la révision de la convention canne en 2006, le commissaire Européen a laissé filtrer des informations concernant la réforme de l'Organisation Commune de Marché du sucre. Plusieurs paramètres seront revus, entre autre la baisse de la production et du prix de la tonne du sucre.
Ce projet, déjà bien avancé n'a pas été élaboré par le seul commissaire Européen mais surtout par de gros industriels, comme TEREOS. Ce groupe bien implanté en France et à la Réunion, vient de s'offrir des usines au Brésil.
En France, il a anticipé l'application de la réforme en particulier la baisse de production préconisée par le projet, par la fermeture de plusieurs usines, jetant des centaines de travailleurs à la rue.
Puis, ces gros industriels, dont un certain nombre sont des producteurs de betteraves, ont réclamé l'intervention de l'Etat pour compenser la baisse du prix de la tonne de sucre. Ils ont déjà été entendus et rassurés puisqu'une compensation partielle se fera sur le prix de référence. Pour la Réunion, c'est une compensation totale qui a été annoncée.
En compensant la baisse du prix de la tonne de sucre, l'Etat se substitue aux industriels. Car ce sont ces groupes qui réalisent des millions de profits qui auraient dû assurer un prix d'achat correct aux petits producteurs sous peine de faire face à leur colère.
Quant aux travailleurs des usines il n'y a pour eux que des sacrifices. Ce fut le cas à l'usine de Bois Rouge où les travailleurs, après avoir réclamé une augmentation de salaire, ont vu purement et simplement leur revendication rejetée. Le patron prenant le prétexte de la réforme pour ne rien céder.
Il faut arrêter de faire des concessions aux gros producteurs et usiniers. Ce n'est pas l'Europe qui a tracé les grandes lignes de cette réforme mais les industriels eux-mêmes. C'est donc à eux que travailleurs et petits planteurs doivent réclamer leurs dus.
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Comment l'État maintient les profits des plus gros.
Le prix de la tonne de canne est basé sur la richesse en sucre. Le prix de référence est de 39,09 par tonne de canne pour une richesse en sucre de 13,8 %.
Un projet prévoit une baisse de 37 % du prix de la tonne. L'Etat propose de compenser en métropole 60 % sur le prix de référence et 100 % à la Réunion. Mais pour une richesse en sucre supérieure à 13,8 %, il n'y aura pas de compensation supplémentaire.
Les plus touchés seront les petits planteurs, qui, à défaut de grande surface produisent une quantité de canne plus faible mais à teneur en sucre globalement supérieure au taux de référence.
Par contre, les gros producteurs de canne qui ne vont pas au-delà des 13,8 % ne subiront pas les conséquences de cette réforme.
Quant à l'usinier, il achètera moins cher la tonne de sucre et pourra grâce à l'intervention de l'Etat maintenir ses profits.
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Pétrole, le vol planétaire.
Les prix du pétrole brut et ceux de l'essence et du gaz se sont envolés depuis quelques mois. Les profits des compagnies pétrolières aussi.
Un dirigeant de BP, estime que " le contexte est très positif ". Pas pour les consommateurs dont les compagnies font les poches, mais pour les dirigeants de BP, Shell, Texaco et autres TotalFinaElf qui ont raflé des dizaines de milliards d'euros de bénéfices supplémentaires ce dernier trimestr
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