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Les as du baratin durable.
Quelle stratégie pour l'emploi d'ici 2030 ? Tel est le sujet sur lequel se sont penché les présidents des conseils général et du conseil régional, ainsi que le préfet et les " acteurs économiques ", c'est-à-dire essentiellement les patrons et leurs proches.
Les projections concernant la population annoncent un million d'habitants en 2030, et cent mille personnes de plus en âge de travailler. Voilà qui donne des sueurs froides à tous ceux qui sont responsables de la détresse des cent mille chômeurs actuels. Combien seront-ils demain et comment faire en sorte que ça ne leur pète pas à la figure ? Il est vrai que jusqu'à maintenant ils ont réussi à éviter l'explosion sociale grâce au RMI, aux allocations chômage, et dans une moindre mesure, aux aides à l'emploi versées aux patrons.
Seulement, aujourd'hui, le grand patronat estime que tout ce dispositif coûte encore trop cher. Moins d'Etat pour les pauvres, moins d'aides pour les chômeurs, voilà ce que réclame Seillères. Il faut laisser agir la concurrence, ne laisser vivre que les affaires qui rapportent des profits rapides et en constante augmentation, même dans le secteur public. A tous ces patrons il faut des travailleurs payés à coup de lance-pierre et acceptant la flexibilité des horaires, sans salaire minimum, sans protection contre les licenciements, sans conventions ni garanties collectives.
Sous prétexte d'aider les patrons à embaucher, la gauche les avait arrosés de subventions via la YYYOM. En revenant au gouverne-ment, la droite a essayé de faire plus, en étendant les exonérations de charges patronales à tous les secteurs d'activité, en faisant entre autre sauter le verrou des 50 salariés maximum au-delà desquels les subventions n'étaient plus versées ou seulement partiellement versées.
À la Réunion, le retour de la droite s'est traduit par une diminution de la contribution de l'Etat aux emplois aidés, surtout ceux travaillant dans le secteur public (Education nationale, santé, communes, associations). Le nouveau préfet s'est d'ailleurs félicité que les crédits affectés aux CES aient diminué de 5 % en 2004 par rapport à 2003. Il a même souhaité que " cette baisse soit encore plus forte en 2005 ". Le résultat est que des centaines de jeunes, des femmes en particulier, n'ont pas vu leur contrat prolongé et se retrouvent aujourd'hui à nouveau au chômage.
En plus de tout cela, la nouvelle convention chômage signée entre le Médef d'une parte et la CFDT, la CFTC et la CGC d'autre part a entraîné une baisse moyenne d'indemnisation de six mois pour les chômeurs. Des centaines d'entre eux se sont retrouvés exclus du droit aux Assedic. Et aujourd'hui la préfecture ose nous annoncer une baisse de 10,5 % des chômeurs à la Réunion... des chômeurs que l'Etat a rayés des listes Assedic !
Après avoir poussé des centaines, voire des milliers de nouveaux travailleurs vers le besoin et la misère, on nous annonce à présent une campagne de " lutte contre le travail au noir " ! Leur cynisme n'a pas de limite !
Leur cynisme étant frère du culot, voilà maintenant que nos bonnes âmes de la préfecture, des conseils général et régional disent vouloir " augmenter de 20 % en trois ans le nombre des emplois marchands ".
Mais à l'heure où les patrons font la chasse aux emplois permanents pour les remplacer par des emplois précaires, où la sous-traitance s'étend, qui peut bien les croire ? Depuis quand le système capitaliste peut-il générer tant d'emplois alors qu'il ne jure que par leurs suppressions, les déloca-lisations, les baisses d'effectifs et de salaires, les augmentations des cadences et des horaires ?
Leurs mensonges ne nous ont jamais fait rêver.
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Des travailleurs séquestrés, la police pas pressée !
Lors du braquage du Jumbo Score de Saint André, les criminels ont séquestré plusieurs employés du magasin, ainsi que des clients présents sur les lieux. Un vigile qui avait tenté de s'interposer a reçu une balle dans l'épaule.
Bien que la situation était grave et la vie de nombreuses personnes en danger, la police immédiatement avertie a mis plus d'une heure à intervenir.
S'il n'y avait que le coffre-fort peu aurait importé. Mais dans cette situation précise, la lenteur de la police a été scandaleuse.
Quand il s'agit d'intimider des travailleurs en grève, on voit les pandores débarquer sur le champ. Quand il s'agit de la vie des travailleurs, ils prennent tout leur temps.
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Traité comme un chien !
À l'usine sucrière de Bois-Rouge, un ouvrier saisonnier de 59 ans a eu un malaise, alors qu'il travaillait sur la plate-forme.
La direction ignorant délibérément l'état grave dans lequel se trouvait ce travailleur, a laissé la plate-forme continuer à fonctionner sans lui porter secours.
Seule l'intervention du fils de l'ouvrier a permis que celui-ci soit évacué et pris en charge par le SAMU... qui n'a pu que constater son décès !
La direction de l'usine a aussi refusé de déclarer ce décès comme accident du travail et a tout fait pour que l'affaire ne s'ébruite pas dans les médias. Craignait-elle que sa responsabilité soit mise en cause ?
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CTBR, le Gol, la menace de grève aura suffi !
Dans les centrales thermiques du Gol et de Bois-Rouge, la menace de grève (donc de priver l'île de la moitié de la production électrique) aura suffi pour amener les patrons des deux usines, mais aussi EDF, à reculer.
Les travailleurs avaient deux revendi-cations : obtenir la prime de travaux pénibles et salissants et l'embauche d'un Réunionnais sur un poste de technicien.
Ils ont obtenu une prime de travaux salissants de 800 à 900 euros. Il est à noter qu'à EDF les ouvriers travaillant sur les groupes de production ont été privés de cette prime inscrite à leur statut tandis que les cadres travaillant dans les bureaux y avaient droit.
En ce qui concerne le poste de technicien l'affaire est devant la justice.
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Grève à la SIP, APAVOU recule.
Les ouvriers de la SIP appartenant à APAVOU se sont mis en grève pour l'application de la convention collective de 71, avec en particulier les primes de panier quand ils se déplacent hors de leur lieu d'embauche. Le patron a cédé.
La grève l'a aussi contraint à accorder aux contractuels la prime d'ancienneté avec un effet rétroactif sur 6 ans. Il a dû aussi lâcher une revalorisation, échelonnée sur plusieurs années du 13ème mois, jusqu'à 130 % d'un mois de salaire.
Les contractuels ont aussi obtenu que cessent les pressions exercées par les chefs de chantier surtout quand ils exigent le respect des conditions de sécurité.
La lutte paie !
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Le capitalisme ça tue.
Une étude sur les bassins versants de Sharrié (hauts de la Petite île) et de Dos d'Ane menée conjointement par la Chambre d'Agriculture et l'association Forum Agriculture Raisonnée Respectueuse de l'Environnement Réunion, a fait ressortir " une absence quasi systématique de protection nécessaire tels que masques, gants, combinaison lors de l'application des pesticides ". Cette remarque est valable pour tous les secteurs de l'île.
Depuis des décennies, des ouvriers agricoles et des petits agriculteurs, manipulent des produits dangereux sans être véritablement protégés. Les vendeurs et les trusts qui fabriquent ces produits devraient pourtant informer les utilisateurs et surtout distribuer les matériels de protection. Quant aux gros propriétaires terriens qui imposent l'utilisation des pesticides sans attribuer le moindre matériel de protection, ils sont eux aussi criminels.
Si certains petits planteurs doutent du danger que peuvent provoquer les pesticides, soit parce qu'ils manquent d'informations, soit parce qu'ils ne savent par lire, les grands propriétaires fonciers connaissent très bien les dangers et d'ailleurs ils ne s'aventurent jamais à utiliser ces produits sans se protéger.
Des statistiques font apparaître, un nombre élevé de cancer chez les utilisateurs de produits phytosanitaires. Mais ce qui intéresse les grands groupes, ce n'est pas la santé publique mais le profit. C'est également le cas pour les grands propriétaires fonciers pour qui protéger un salarié est toujours trop cher. La moindre humanité voudrait que la vie d'un être passe avant leurs profits.
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Le colonage, la terre a ceux qui la travaillent.
Lors de sa visite dans l'île, le ministre de l'Agriculture s'est rendu sur l'exploitation d'un petit agriculteur dans les hauts de Bras Panon. Divers problèmes ont été abordés, dont celui du colonat.
Le petit planteur disait entre autre chose que son statut de colon ne lui permettait pas d'envisager un avenir correct. Ce à quoi le ministre répondait que le dossier du colonage sera ouvert. Gonthier, le Maire de la commune, de son côté disait que les outils réglementaires étaient en place. " Il ne manque que la volonté politique de les animer ".
Quant à Virapoullé, il a dû se faire tout petit puisqu'il est lui-même un gros propriétaire terrien et baille une bonne partie de ses terres à des colons. Il s'est contenté de dire que la route des hauts de l'ouest allait permettre de libérer quelque 3000 hectares de terres, dont les deux tiers étaient destinés à l'agriculture. Autrement dit, si les colons souhaitent bénéficier d'un autre statut, ils devront s'installer dans les hauts de l'Ouest.
C'est dire qu'il ne faudra pas compter sur un Virapoullé pour qu'il mette à la disposition des petits planteurs ses terres, avec un statut autre que le colonage.
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Rentabilité contre service public.
La direction de la Poste a émis le vSu au gouvernement d'être autorisée à porter le prix du timbre de 50 centimes à 55 centimes d'euros. Rappelons qu'elle avait déjà augmenté celui-ci de 4 centimes en juin 2003. Si elle obtenait satisfaction le timbre aura subi une augmentation d'environ 20 % en l'espace de deux ans !
Ceci est d'autant plus scandaleux qu'elle affiche en ce moment la volonté de supprimer 6000 de ses 17 000 bureaux, principalement dans les zones rurales, les plus défavorisées en emploi !
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Le roi Farin aux petits soins avec la bourgeoisie.
Le gouvernement a décidé de porter de 10 000 à 15 000 euros par an le plafond des sommes défiscalisables au titre de l'emploi de domestiques.
Les foyers employant une femme de ménage pourront donc voir leur impôt réduit de 7500 euros au lieu de 5000 euros actuellement.
En trois ans, cette défiscalisation accordée aux familles bourgeoises a augmenté de 117 % !
On est paraît-il " en république ", mais ça sent de plus en plus l'ancien régime. Les bourgeois en sont aujourd'hui à s'offrir des serviteurs avec l'argent du peuple.
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Un cadeau empoisonné.
Raffarin vient d'annoncer que la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (la TIPP) servirait dorénavant pour partie à alimenter les caisses des régions dans le cadre de la politique de décentralisation.
La TIPP représente plus des deux tiers du prix de l'essence à la pompe. Elle a permis à l'Etat de récupérer 25 milliards d'euros sur le dos des automobilistes, dont les plus nombreux sont des travailleurs.
Le gouvernement propose donc de transférer dès 2005 un supplément de dotation de 500 millions d'euros aux régions pour porter cette somme à 2,2 milliards d'euros en 2008. Mais le seul transfert des TOS aux régions en 2006 va leur coûter 1 milliards d'euros ! C'est dire qu'au vu du désengagement de l'Etat et de l'augmentation croissante des besoins des régions en investissements de toutes sortes, celles-ci seront irrémédiablement amenées à trouver d'autres sources de financement. En clair à augmenter les impôts locaux ! Ou, faute de moyens suffisants à rendre payant ce qui était gratuit jusqu'alors, ou bien encore à limiter les investissements en faveur de la population.
Là encore ce seront les travailleurs et les plus modestes qui en subiront les conséquences.
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Le capitalisme pue !
Outre l'aspect arnaque financière, cette décision de faire dépendre les ressources des régions des taxes issues de la vente des produits pétroliers aura aussi pour conséquence de favoriser les transports routiers individuels polluants au détriment des transports collectifs.
Le capitalisme nous spolie... et nous pollue !
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Raffarin est au courant.
Interviewé par le Wall Street Journal, celui des milieux d'affaires américains, Raffarin a dit qu'EDF sera mis en Bourse avant fin 2005.
Quand il s'adresse au patronat, Raffarin ne ment pas comme en juillet quand, faisant voter une loi qui transforme EDF et GDF en sociétés anonymes, il jurait qu'il ne s'agissait pas d'une privatisation. Mais qui croit encore Raffarin ?
Cette privatisation est une mauvaise affaire pour les usagers : aux Etats-Unis, où la fourniture d'électricité est privatisée, ce ne sont que pannes de courant et faillites crapuleuses telle celle d'Enron.
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La France, pays d'accueil...
La CNUCED, branche de l'ONU qui s'occupe du commerce, relève que la France est, après la Chine, le pays qui attire le plus de capitaux étrangers dans le monde.
Cela contredit les discours des politiciens qui présentent les délocalisations comme respon-sables du chômage et des bas salaires. Comme si ce n'était pas les patrons de France qui utilisent le chômage pour peser sur les salaires !
Au point que le salaire horaire en France est inférieur à ce qu'il est dans les autres pays développés. Et ça attire des patrons étrangers qui délocalisent... en France !
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Pauvreté aux États-Unis.
Le nombre des pauvres aux Etats Unis ne cesse d'augmenter. Les pauvres représentaient 11,1 % de la population en 1973. Ce pourcentage a atteint 12,5 % en 2003. De 2002 à 2003, 1,3 millions de personnes supplémentaires ont basculé dans l'extrême précarité, portant le nombre total des pauvres à 35,9 millions.
La bourgeoisie américaine, la plus puissante du monde, impose ou plutôt essaye d'imposer son ordre par la force armée partout dans le monde. Elle dépense pour cela des milliards de dollars, creusant toujours plus le déficit de l'Etat américain, déficit qu'elle fait payer surtout aux peuples des pays pauvres.
Mais les chiffres récemment communiqués montrent aussi que la bourgeoisie américaine fait payer sa politique aux pauvres de son propre pays.
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