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Archives du mensuel régionalMensuel - archive 2004 |
| mis à jour le 01/11/2004 | |
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Dans ce numéro
Retrait de l'armée française de Côte-d'Ivoire !
Yasser Arafat, le bilan d'une politique.
États-Unis, l'envers du décor.
L'Algérie cinquante ans après la libération nationale.
Les travailleurs allemands en grève contre les licenciements et les attaques de leur gouvernement.
Sécu, le PS nous annonce la couleur !
Un quart de la population au RMI !
Patrons, les vrais assistés.
Non aux violences contre les femmes !
Il y a 122 ans, la fin de l'engagisme.
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Retrait de l'armée française de Côte-d'Ivoire !
Au temps de l'empire colonial français, la Côte-d'Ivoire était une colonie modèle. Grand producteur de cacao et de café, le pays rapportait gros. Pas à la population, à part une petite couche d'autoch-tones, mais à ceux, Français en particulier, qui savaient faire for-tune dans les colonies! Et surtout aux groupes capitalistes français qui contrôlent le transport mariti-me, le port, le grand commerce et les banques.
Abidjan, de modeste capitale de la Côte-d'Ivoire, devint le centre économique de toute cette partie de l'Afrique, jusqu'au Burkina et au Mali, d'où on fit venir des ouvriers pour les plantations comme pour les docks et les chantiers.
Ce qu'on a appelé le miracle économique ivoirien s'est prolongé après la décolonisation. Le premier chef de l'État ivoirien indépendant, Houphouët-Boigny, ex-ministre de plusieurs gouvernements français, a gouverné le pays pendant trente ans d'une main de fer, enrichissant sa famille et son clan, mais surtout protégeant les grands intérêts français. Il pouvait compter en contrepartie sur l'appui de Paris et sur la présence de l'armée française.
Mais pendant que poussaient les buildings dans les quartiers d'affaires et les villas dans les quar-tiers résidentiels, où se mêlent classe dirigeante locale et cadres de grandes sociétés, poussaient aussi d'immenses bidonvilles, sans équi-pements, sans hygiène, où s'agglu-tinaient des centaines de milliers de travailleurs, de chômeurs, origi-naires de toutes les régions du pays comme des pays avoisinants.
Les habitants de ces immenses bidonvilles n'ont jamais profité du miracle économique. Ils ont pourtant subi les conséquences de la fin de celui-ci. Et ces conséquences n'étaient pas que matérielles.
À la mort du vieux dictateur Houphouët-Boigny, s'est déclen-chée une guerre de succession qui, depuis plus de dix ans, ravage la Côte-d'Ivoire. Une guerre de succession dont les antagonistes ont cherché à se faire une popularité en développant une démagogie xéno-phobe, visant les immigrés mais aussi les ethnies du nord du pays.
La France s'est fort bien accommodée de ce climat tant que le chef d'État en place préservait les intérêts français. Mais, de coup d'État en élection truquée, les antagonismes ethnistes attisés par les dirigeants ont fait éclater en deux l'État lui-même. Une partie de l'armée a fait sécession et contrôle le nord du pays, pendant que le gouvernement officiel, celui de Gbagbo, contrôlait, avec le soutien de la France, la partie méridionale, la plus riche en ressources, celle aussi où se trouve Abidjan.
C'est à l'occasion d'une tentative de l'armée gouvernementale de reconquérir le Nord que ses avions ont bombardé une base des forces d'interposition françaises. La riposte de Chirac a fait éclater la haine accumulée contre la présence française. En laissant ses milices manifester contre cette présence, Gbagbo ne fait que spéculer sur les sentiments de la population. Ce n'est qu'un chantage pour que Paris le soutienne plus qu'il ne le fait. Mais les sentiments sur lesquels il spécule sont réels.
L'armée française essaie d'attribuer un caractère humanitaire à son intervention. Mais son déploiement ne fait que jeter de l'huile sur le feu, tant il est visible que ce ne sont pas les intérêts de la population qui la guident.
Les troupes françaises rétabli-ront, peut-être, à Abidjan, pour quelque temps, un calme apparent. Elles ne protégeront pas la population originaire du Nord, du Burkina ou du Mali contre la violence xénophobe des milices du gouvernement Gbagbo -elles ne le prétendent même pas. En revanche, chaque mort qu'elles feront aggra-vera les sentiments contre la France. Les 15000 résidents français, cadres des grandes sociétés, commerçants divers, ceux qui en tout cas n'ont pas les moyens de partir, paieront peut-être les pots cassés. Bolloré, Bouygues et quelques autres continueront à prélever du profit sur un pays qui s'appauvrit.
L'armée française ne fait rien d'autre en Côte-d'Ivoire, comme dans les autres ex-colonies françai-ses en Afrique, que semer la haine.
Arlette Laguiller.
Yasser Arafat, le bilan d'une politique.
Aux yeux du monde entier, Arafat symbolisait la lutte du peuple palestinien, ce peuple auquel l'État d'Israël -et les dirigeants des grandes puissances qui le soutiennent- nie obstinément depuis des décennies le droit à une véritable existence nationale et dont il cantonne une grande partie dans de sinistres camps de réfugiés. La popularité d'Arafat reste certainement très grande parmi les Palestiniens et même plus largement dans le monde arabe. Et pourtant la politique d'Arafat et de son organisation, le Fatah, est responsable de bien des échecs et de bien des occasions manquées pour le peuple palestinien.
Pour celui-ci, obtenir la reconnaissance de ses droits était certes très difficile, alors que les dirigeants israéliens, en se faisant les agents directs de la politique impérialiste dans un Moyen-Orient riche en pétrole, bénéficiaient de la part des puissances occidentales, et en premier lieu des États-Unis, d'un soutien sans faille mesurable en dizaines de milliards de dollars et en masses d'armements. Mais à de nombreuses reprises, la politique des dirigeants palestiniens leur a fait tourner le dos aux issues qui pouvaient se présenter pour leur peuple.
La question palestinienne a représenté pendant des années un potentiel explosif pour tout le Moyen-Orient et le représente toujours. Cristallisant autour d'eux les sentiments d'opposition des masses des pays arabes à l'égard de la politique de l'impérialisme, les Palestiniens ont suscité autour d'eux des sentiments de solidarité, depuis le Maroc jusqu'à l'Irak et à l'Egypte, et même au-delà dans tout le Tiers Monde. Dans plusieurs cas, ces sentiments ont été jusqu'à entraîner des luttes et des crises sociales et politiques dans les pays mêmes où les réfugiés palestiniens étaient présents, organisés et armés. Ce fut le cas notamment en Jordanie, en 1969-1970, et au Liban lors de la guerre civile qui éclata dans ce pays en 1975.
À ce moment les principaux dirigeants palestiniens, et en particulier Arafat, ne reculaient pas devant les discours tiers-mondistes ou les appels à la solidarité de tous les Arabes pour combattre l'impérialisme et Israël. Ils ne reculaient pas non plus devant les surenchères, appelant à la "destruction de l'État d'Israël" ou rivalisant dans l'organisation de détournements d'avions visant à asseoir leur image de radicalisme. Mais lorsque, concrètement, ils auraient pu se porter à la tête de la lutte des masses au Liban ou en Jordanie, ils firent le choix inverse: celui de se placer du côté des dirigeants et des régimes en place.
Ainsi, en Jordanie, lors du "Septembre Noir" de 1970, le roi Hussein put écraser sous les bombes les camps et les milices palestiniennes qui menaçaient son pouvoir, sans qu'Arafat appelle ses partisans à se dresser contre le bourreau de son peuple. Au contraire, quelques jours à peine après le massacre, on le vit dans une poignée de mains spectaculaire se réconcilier avec Hussein comme si ce massacre n'avait été qu'un regrettable malentendu.
Au Liban, alors qu'en 1975 la mobilisation des masses pauvres aux cotés des Palestiniens entraînait en retour le déclenchement d'une guerre civile par l'extrême droite, on vit Arafat proclamer que sa lutte ne concernait que la Palestine et rien que la Palestine, contribuant à renforcer tous ceux qui, au Liban, ne voulaient que le maintien d'un régime de plus en plus haï dans les couches populaires.
Arafat, et derrière lui l'OLP, l'Organisation de Libération de la Palestine, y ont gagné une reconnaissance internationale, de la part des États arabes d'abord, puis des principales grandes puissances et de l'ONU. Mais en réalité cette reconnaissance n'était pas une reconnaissance des droits des Palestiniens: c'était reconnaître Arafat comme une assurance. Il s'était révélé en effet, comme un des meilleurs atouts à utiliser contre l'explosion toujours possible de la révolte des masses palestiniennes et arabes.
Malgré tout le peuple palestinien est toujours là, et tous les assauts de Sharon ou de ses successeurs n'arriveront pas à le vaincre. Mais cela est dû bien plus à sa lutte, à son opiniâtreté, à ses sacrifices, qu'à la politique d'un Arafat qui, à plusieurs reprises, l'a conduit au désastre.
États-Unis, l'envers du décor.
Les Etats-Unis, première puissance mondiale, comptent aujourd'hui 45 millions de personnes ne bénéficiant pas d'une couverture santé. Le SMIC horaire y est de 5,15 dollars de l'heure et n'a pas bougé depuis 7 ans (7,91 euros en France où le coût de la vie est moins élevé). Certes le revenu moyen par tête a augmenté de 2,3 % de 2002 en 2003, mais ce sont les plus riches qui ont tout raflé.
Les Etats-Unis sont depuis des années le pays le plus endetté du monde, mais c'est aux pays plus faibles qu'ils présentent la note, et quand ceux-ci se rebiffent, les Etats-Unis font parler leurs canons.
La " liberté américaine ", c'est le droit du plus fort, et bien sûr " au nom de dieu " !
L'Algérie cinquante ans après la libération nationale.
Il y a cinquante ans, à la Toussaint 1954, débutait la guerre d'Algérie, déclenchée par une poignée de militants qui allaient créer par la suite le Front de Libération Nationale (FNL). Il faudra huit longues années de guerre et plus d'un million de morts, pour que le peuple algérien recouvre son indépendance. Une indépendance qui lui avait été ôtée par la violence de la colonisation française, commencée 130 ans plus tôt.
Mais la bourgeoisie algérienne qui a pris la direction de ce combat l'a mené de façon à asseoir son propre pouvoir et a tout fait pour en écarter la classe ouvrière et les masses populaires.
Aujourd'hui les masses algériennes vivent dans la misère et l'oppression, dans la terreur aussi des groupes armés par le pouvoir et les islamistes.
Le peuple algérien est aujourd'hui victime des capitalistes de son propre pays. 30 % de la population est au chômage. Mais il est aussi et toujours victime de l'exploitation des riches pays impérialistes. Là comme ailleurs, la révolution sociale reste à faire.
Les travailleurs allemands en grève contre les licenciements et les attaques de leur gouvernement.
La décision de General Motors, premier constructeur américain, de supprimer 10 000 emplois dans ses usines allemandes (12 000 dans toute l'Europe) a provoqué une réaction de rejet massif parmi les travailleurs concernés. Plus de 50 000 salariés du groupe ont fait grève et manifesté, dont 40 000 rien que pour l'Allemagne.
Cette attaque du capitalisme contre la classe ouvrière allemande fait suite à toute une série d'agressions du gouvernement du social-démocrate Schroeder (où siègent aussi des ministres écologistes) : réduction du temps d'indemnisation chômage, chantage à la suppression des allocations chômage en cas de refus d'emploi, réduction des prestations de Sécurité sociale, passage de 35 H à 40 H sans compensation salariale. Voilà le menu indigeste que servent depuis des mois les Socialistes allemands aux travailleurs allemands.
En Allemagne, les travailleurs de l'automobile n'ont pas attendu le feu vert de leur syndicat (le DGB) pour cesser le travail, car celui-ci s'est montré plus que complaisant, complice même, avec le patronat et le gouvernement. Ils ont cessé le travail massivement, sans préavis, et ont reconduit leur grève sept jours durant.
Leur lutte ne fait que commencer, car Wolkswagen annonce de son côté 30 000 suppressions d'emplois, et le gel des salaires, dans le but de réduire ses coûts salariaux de 50 % ! Les travailleurs allemands le disent : ça ne peut plus durer.
Sécu, le PS nous annonce la couleur !
Dénonçant le gouvernement Raffarin qui fait " plonger les régimes sociaux " (Sécurité sociale, régime vieillesse, accidents de travail), Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, a déclaré que si le PS revenait au pouvoir en 2007, " il n'aurait pas d'autres solutions que d'augmenter la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et la prolonger ad vitam aeternam ".
Eh oui, le PS en gestionnaire respectueux des affaires de la bourgeoisie n'a nullement l'intention de faire payer les patrons. Il continuera à nous faire payer. Nous voilà avertis !
Un quart de la population au RMI !
" En un an le nombre des érémistes a augmenté de 8 % à la Réunion, et de 10 % en métropole ", voilà ce qu'on pouvait lire dans un article intitulé "L'explosion du RMI n'en finit plus d'inquiéter ", dans le Quotidien 5 novembre dernier.
À la Réunion, le nombre des érémistes est passé de 68 747 en septembre 2003 à 74 231 en septembre 2004, auquel il faut ajouter 5 729 bénéficiaires du RSO, le revenu de solidarité, attribué aux érémistes de plus de 50 ans. Aujourd'hui, en comptant les membres des familles, ce sont près de 200 000 Réunionnais qui vivent du RMI ou du RSO, soit un sur quatre !
On apprend aussi que, pendant le même laps de temps, le nombre des chômeurs a encore augmenté de 3000 personnes.
Et cette situation de dépendance touchant de nombreux travailleurs sans emploi est utilisée par les patrons pour imposer à ceux qui travaillent des bas salaires et des mauvaises conditions de travail.
On voit à quoi mène le soi-disant " traitement social du chômage " prôné par tous les politiciens de droite et de gauche, qui consiste à subventionner le patronat et à l'exonérer de cotisations sociales. Ce prétendu traitement ne sert qu'à dégrader la situation de la classe ouvrière, et à l'affaiblir face aux patrons.
Patrons, les vrais assistés.
Il y a deux ans une quinzaine d'entreprises s'installaient dans la nouvelle zone industrielle de l'Etang Salé, bénéficiant des aides multiples des collectivités locales !
Deux ans après quatre d'entre elles battent de l'aile, ou ont déjà fermé. Des dizaines de salariés ont ou sont sur le point de perdre leur emploi. Certains ne sont plus payés depuis des mois, les artisans sous-traitants de même.
Alors les patrons : créateurs d'entreprises ou chasseurs de subventions ?
Non aux violences contre les femmes !
15 % des femmes à la Réunion sont victimes de violences conjugales, contre 9 % en métropole, dernières statistiques officielles.
Chaque jour ces agressions contre les femmes remplissent la colonne des " faits divers ". Femmes battues, lacérées de coups de couteaux, brûlées, violées, et parfois assassinées, pour de mesquines histoires de jalousie, souvent sur fond d'alcoolisme ; les femmes réunionnaises paient un lourd tribu à violence masculine et au machisme ambiant.
Cette violence, comme celle exercée contre les enfants, les personnes âgées ou les handicapées, est faite de lâcheté, car elle est exercée sur des êtres plus faibles.
Elle est aussi le symbole brutal de l'inégalité qui est la règle dans notre société.
Mais nous qui menons un combat contre toutes les oppressions, contre l'exploitation et le respect de la dignité humaine, nous ne pouvons accepter de tels comportements qui blessent ceux qui les subissent et dégradent ceux qui s'y adonnent.
Il y a 122 ans, la fin de l'engagisme.
Il y a 122 ans, le 11 novembre 1882, l'engagisme prenait officiellement fin à La Réunion. Autrement dit, c'est à partir de cette date qu'ont diminué, sinon cessé, les importations d'hommes et de femmes qui servaient, à la place des esclaves, de main d'Suvre aux gros propriétaires de l'île.
Entre 1830 et 1882, 150 000 personnes en provenance d'Afrique, de Madagascar, de Chine et surtout de l'Inde ont été importées dans l'île par les esclavagistes devenus pour la circonstance des engagistes.
À partir de 1830 la culture de la canne à sucre se développa fortement.
Après l'abolition de l'esclavage qui eut lieu en 1848, les nouveaux affranchis n'étant pas enthousiastes à reprendre le chemin des plantations, l'importation d'une nouvelle main d'Suvre pris un essor considérable.
Naturellement les propriétaires se tournèrent par " expérience " vers l'Afrique et Madagascar, plus précisément vers les mêmes zones d'où provenaient les esclaves. Seulement cette fois les nouveaux esclaves africains et malgaches étaient rachetés par les engagistes qui les rendaient libres ...de s'embarquer pour La Réunion.
Mais c'est surtout l'Inde qui a servi de réservoir de main d'Suvre. Avec la complicité des colonialistes anglais les propriétaires ont amenés plus de 120 000 travailleurs indiens durant toute la période qu'a duré l'engagisme.
Les engagés étaient liés aux employeurs de la colonie par des contrats qui fixaient les conditions d'engagement et de travail, en principe pour une durée de cinq ans. Sur le papier ils étaient sensés être mieux traités que les esclaves. Mais la réalité était toute autre. Ils étaient logés sur " l'habitation " dans les logements des anciens esclaves, travaillaient jusqu'à 16 heures par jour et étaient astreints à des corvées, y compris les dimanches et jours fériés. Sous prétexte de non respect des leurs obligations, les engagistes leur coupaient une partie, voire la totalité de leurs salaires en guise de dommages-intérêts. Très souvent les engagés étaient obligés de prolonger leur séjour pour honorer leurs contrats et payer les amendes.
À cause des abus, les fuites et les suicides étaient fréquents chez les engagés...mais aussi les mouvements de protestations aussi ! Aux moyens de marches vers la capitale et de grèves ils réclamaient de meilleures conditions de travail et le paiement des salaires.
L'exploitation des " engagés du sucre " après celle des esclaves a fait la richesse des familles telles que les Panon-Desbassayns ou les Kerveguen. Après eux, les capitalistes du sucre, dont certains sont les descendants de ces derniers, ont continué à extraire de juteux profits du travail des ouvriers d'usines et des ouvriers agricoles.
L'esclavage et l'engagisme ont été abolis. Reste aujourd'hui le salariat qui lui aussi devra être aboli pour laisser un jour la place à une société où la satisfaction de tous les besoins humains sera la règle.
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