Pendant tout le conflit, les patrons de la SIDEC et la préfecture n'ont eu de cesse de vouloir monnayer leur recul par l'acceptation d'un " service minimum ".
Derrière le " service minimum " se cache évidemment la remise en cause du droit de grève. La CGTR a refusé de signer le " Service minimum ", mais elle a cependant renoncé par écrit à tout mouvement de grève pour la prochaine campagne sucrière et accepté de participer à " un groupe de travail afin de rédiger, avant la fin de l'année 2005, un protocole définissant les modalités de production (vapeur et électricité) pendant les conflits, afin de limiter leurs conséquences sur la population et l'économie de l'île " !
Des grèves sans arrêt de la production et sans que les profits soient lésés : le rêve de tous les patrons ! Mais les travailleurs n'ont pas dit leur dernier mot.