Archives du mensuel régional
Région ILE DE LA REUNION01/01/2005
 Retour
Santé publique et profits.
L'année dernière, des consommateurs ont été choqués par l'augmentation inconsidérée de leur facture d'eau.
Les responsables des différentes sociétés distributrices ont justifié ces augmentations en disant que les sommes ainsi récoltées serviraient à entretenir les réseaux et à améliorer la qualité de l'eau.
Quelle qualité ? A chaque période de grosses pluies nos robinets déversent une eau impropre à la consommation, à tel point que la DRASS doit rappeler qu'il ne faut pas consommer directement toute eau suspecte à moins de la faire bouillir auparavant.
La DRASS a déclaré récemment dans un quotidien local que sur les 168 réseaux que compte l'île, seulement 15 bénéficient de station de traitement. La majorité de ces réseaux acheminent des eaux de surfaces nécessitant des traitements pour les rendre propres à la consommation, plus que pour les eaux souterraines.
À La Réunion l'exploitation et la gestion de l'eau potable sont assurées à 95,5% par des groupes privés. Ces groupes n'ont visiblement pas l'intention d'assurer en toute circonstance une eau de bonne qualité. Ils sont là pour faire des profits et moins ils font de gros investissements, plus leurs profits sont florissants.
Si toutefois ils se décidaient à investir, il faudra, disent-ils, qu'ils augmentent les factures, c'est-à-dire qu'ils fassent payer à la population la mise en place des stations de traitement.
Pourtant, selon un article du code de la Santé publique : " Quiconque offre au public de l'eau potable est tenu d'assurer que cette eau est propre à la consommation ". Ces grosses entreprises assoiffés d'argent, notamment Vivendi, la CISE et la Saphir, s'assoient sur la loi, même lorsqu'il y va de la santé publique.