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mis à jour le 01/06/2005
ILE DE LA REUNION
Mensuel - archives
Année 2005
Dans ce numéro
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Après le référendum.
Après la claque reçue lors du référendum sur la constitution européenne, Chirac a démissionné son premier ministre, l'honni Raffarin, pour le remplacer par son ex-ministre des affaires étrangères, Dominique Galouzeau de Villepin.
Chirac avait déclaré au lendemain du référendum qu'il avait entendu la voix du peuple et qu'il en tiendrait compte. Galouzeau de Villepin ne pouvait en dire moins, il a donc ajouté que « des décisions seront prises avant l'été (de France) pour lutter contre le chômage ! Il a intérêt à faire fissa car l'été, en France, commence le 21 juin !
De Villepin a aussi déclaré, sans rire, « comprendre ses concitoyens échaudés par plusieurs décennies de promesses », lui qui est associé de près au pouvoir chiraquien depuis le début des années 1980 ! Faisant partie de la garde rapproché du président, il est donc comptable au même titre que les Juppé (dont il a été directeur de cabinet en 1993), Sarkozy ou Raffarin, de la détérioration de la situation de la classe ouvrière.
Il n'y a donc rien à attendre de bon de ce responsable politique de droite qui a été associé de près à tous les mauvais coups portés contre les travailleurs et les chômeurs.
Et pour ceux qui n'auraient pas bien compris, il a déclaré : « Nous ne changerons pas notre modèle social. Il s'agit de l'adapter à l'évolution du monde ». Entendez par là qu'il n'est pas question de remettre en cause le pouvoir des patrons et qu'il faudra que les travailleurs acceptent encore plus de reculs sociaux pour « s'adapter » aux exigences de la bourgeoisie française.
Face à cette droite pleine de morgue pour le « petit peuple », on retrouve un PS « officiel », dirigé par Hollande, Straus-Kahn et Aubry, ayant appelé, comme Chirac et le Médef, à voter oui au référendum. Le désaveu vaut aussi pour eux qui, quand ils étaient au gouvernement ont gouverné contre les travailleurs. Et puis il y a le PS du Non, mais dirigé par un Fabius qui fut directement associé, en tant que ministre du Budget (1981), puis en tant que Premier ministre en 1984, aux coups portés contre les travailleurs par Mitterrand et son équipe : blocage des salaires, remise en cause des indemnités chômage, licenciement massif dans la sidérurgie, privatisations. Il trempa aussi dans le scandale du sang contaminé... puis fut relaxé.
Fabius, le libéral du PS, ne s'engage bien sûr sur aucune mesure à prendre en faveur des travailleurs et des pauvres. Il laisse le soin à ses accolytes de l'alliance pour le Non de lui refaire une image de dirigeant de gauche, un peu comme le PCF, et le PCR, avait fait pour le politicien bourgeois qu'était Mitterrand.
Il faut espérer que les travailleurs ne se laisse-ront pas manSuvrer cette fois-ci par un tel indivi-du, même avec les « garanties de moralité » appor-tées en temps voulu, en 2007 et après, par les PC.
Face aux attaques patronales et gouvernementales, les travailleurs, les chômeurs, les pauvres, les jeunes, ne peuvent compter que sur leurs luttes et leur solidarité pour que soient imposées les mesures d'urgence concernant les salaires, l'emploi, la survie des services publics...
De l'argent il y en a dans les coffres-forts de la bourgeoisie. C'est à elle qu'il faut s'en prendre pour changer notre sort.
Tous ceux, de droite comme de gauche, qui osent affirmer qu'il nous faut encore patienter des mois, des années, dans l'improbable espoir que notre situation s'améliore, voire qui veulent nous imposer une détérioration de nos conditions de vie, nous mentent et sont nos ennemis !