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Archives du mensuel régionalMensuel - archive 2005 |
| mis à jour le 01/07/2005 | |
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Mensuel - archives
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Dans ce numéro
Répondre aux attaques du gouvernement et des patrons.
Ils pillent les petites gens.
C'est sa y manque à nou.
Le racket continue.
La commission... des requins de l'Océan Indien !
Pile ou face tu perds.
Pas sans nous !
Armony, Apavou vire les salariés.
Victoire des travailleurs de Foucherolles Ballot.
Cenergi condamné, mais pas trop !
Accidents de travail en hausse.
Moins pour la recherche.
Attaques contre les chomeurs.
Le déficit de l'UNEDIC.
Réinsertion minimum assurée !
Le capitalisme, c'est le vol !
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Répondre aux attaques du gouvernement et des patrons.
Continuant sur la lancée de Raffarin, Villepin prétend « redynamiser l'économie française ». Raffarin s'est fait éjecter suite à la claque reçu au référendum sur la constitution européenne, mais cela n'a nullement amené Chirac, comme les politiciens de gauche partisans du Non ont prétendu qu'il aurait dû le faire, à stopper ses attaques contre la classe ouvrière. Au contraire, après avoir salué le « courage » de Raffarin, Villepin continue sur la même lancée. Il s'attaque aux droits des chômeurs sous prétexte de les remettre au travail ; une façon d'obliger les chômeurs à accepter n'importe quel travail et surtout des salaires toujours plus bas. Pas étonnant donc que la présidente du Médef applaudisse des deux mains et en redemande !
Villepin a appelé aussi au « patriotisme économique » qui n'est que la défense des patrons français face à la concurrence des patrons étrangers. De droite comme de gauche, ils se sont quasiment tous rangés derrière Danone prétendument menacé par Pepsi, alors que ce sont plutôt tous les travailleurs de la planète qu'il faudrait protéger de la rapacité des patrons de Danone ! Et puis, il ne faudrait tout de même pas oublier que les capitalistes français sont les deuxièmes, après ceux des Etats-Unis, à acheter le plus d'entreprises à l'étranger en y supprimant des emplois (exemple : EDF en Grande -Bretagne et en Argentine).
Pour permettre au patronat français de faire toujours plus de bénéfices, Villepin et son gouver-nement ont tout un programme d'attaques contre le niveau de vie de la population laborieuse.
Réduction des allocations chômage, suppression des indemnités de licenciement pour les futurs « bénéficiaires » des « Contrat Nouvelle Embauche » qu'à terme, tous les patrons espèrent bénéficier. Les travailleurs en CNE pourront pendant deux ans être virés de leur emploi sans que leur patron n'ait à justifier les raisons de leur licenciement. Tout pour les patrons, plus rien pour la classe ouvrière si ce n'est travailler et se taire. Voilà ce dont rêvent les patrons aujourd'hui.
Comme l'Etat américain, l'Etat français accroît sa dette d'année en année. Aux Etats-Unis, Bush et la bourgeoisie américaine font payer aux travailleurs américains la guerre en Irak et le prix du fonctionnement inique de leur système. En France, le gouvernement continue à prendre dans le budget de l'Etat pour exonérer les capitalistes d'impôts et de cotisations sociales. Le dernier cadeau promis se présente sous la forme de « pôles de compétitivité » qui permettront à toutes sortes de patrons, petits et gros, d'empocher, d'ici à 2008, 1,5 milliards d'euros supplémentaires sous forme d'aides et exonérations de cotisations sociales. Peu importe à Villepin et ses semblables, de droite et de gauche, que l'endettement de l'Etat atteigne la somme astronomique de 1226 milliards d'euros, et que les cadeaux incessants faits aux plus riches contribuent encore à aggraver ce déficit, puisque c'est à nous qu'ils entendent présenter la note.
Nous en avons assez de nous échiner pour engraisser les patrons. Il va falloir réagir collectivement et pourquoi pas dès le 12 septembre prochain s'il se confirme que les syndicats appellent à la grève et à manifester. Il faudra alors se saisir de cette opportunité pour nous faire entendre !
Ils pillent les petites gens.
Le gouvernement a baissé le taux de rémunération du Livret A faisant passer celui-ci de 2,25 % à 2 % depuis le 1er août. Il s'attaque ainsi aux économies des petites gens. Dans le même temps les députés de droite envisagent de diminuer l'impôt sur la fortune permettant aux plus riches de réaliser de grosses économies.
Ce gouvernement est bien au service des riches.
C'est sa y manque à nou.
En France, une personne sur deux ne part pas en vacances. A La Réunion, sept personnes sur dix passent leurs vacances chez elles. Tout cela parce que les familles n'ont pas suffisamment d'argent.
Comme quoi, il ne suffit pas d'une loi sur les congés payés pour pouvoir en profiter.
Le racket continue.
Le sans plomb a augmenté de 9 centimes, le gazole 5 centimes et la bouteille de gaz 42 centimes.
Le préfet justifie ces augmentations par l'envol des prix du brut. Mais il passe sous silence les énormes profits accumulés par les compagnies pétrolières, et l'importance des taxes prélevées par l'Etat.
Les capitalistes et l'Etat s'entendent comme larrons en foire pour nous faire les poches.
La commission... des requins de l'Océan Indien !
Dans le cadre du sommet de la Commission de l'Océan Indien qui s'est tenue à Madagascar, le chef de la mission économique de l'ambassade de France à Antanarivo a déclaré que « l'avenir des relations économiques franco-malgaches est dans la construction d'un capitalisme franco-malgache actif sur les marchés de l'Océan Indien ».
Au moins ce monsieur ne tourne pas autour du pot et annonce clairement défendre les intérêts de l'impérialisme français et le système social en place ; un système qui maintient plus de 30 % de travailleurs au chômage et la grande majorité de la population malgache dans la misère.
Pile ou face tu perds.
Chirac, lors de sa visite à Madagascar, était accompagné de Vergès et de Nassimah Dindar et toute une flopée de capitalistes de France et de La Réunion. Rien que du beau monde.
Pendant que la population laborieuse malgache tire le diable par la queue avec un euro par jour pour vivre, les représentants français et malgaches à la Commission de l'Océan Indien s'étaient félicités de l'« avancée des travaux ». Chirac avait invité les patrons français à investir dans la Grande Ile. Vergès, de son côté, s'était félicité de la présence des représentants du MEDEF-Réunion aux travaux de la COI.
Chirac-Vergès ou Vergès-Chirac un couple à double face ?
Pas sans nous !
À Saint-Benoît, les travailleuses des cinq crèches de la commune ont eu une mauvaise surprise, à une semaine de la reprise du travail, en recevant la notification de leurs nouvelles affectations. Un vrai chamboulement pour les salariés de ces crèches mais aussi pour les tous petits et leurs parents très attachés aux relations tissées depuis des années avec un personnel qu'ils connaissent bien.
La Mairie prétend que ces changements d'affectation ont été décidés pour permettre « un meilleur déroulement de carrière ». C'est à voir.
En tout cas, ni les principales intéressées, ni les représentants du personnel n'en ont été avertis.
Une pétition refusant ce coup de force a circulé parmi les parents et a eu un énorme succès. Il faut que le Maire tienne compte des avis du personnel et des parents.
Armony, Apavou vire les salariés.
Par de multiples manSuvres, la direction du groupe APAVOU a fait démissionner les deux tiers du personnel de l'hôtel Armony de Saint-Benoît. Les autres salariés refusent les propositions du patron. Ils ne veulent pas devoir courir à l'autre bout de l'île pour travailler alors qu'ils ont une structure entièrement rénovée à deux pas de chez eux.
Apavou, désirant fermer l'hôtel, crée toutes les conditions pour qu'il soit déserté par la clientèle. Il compte gagner plus d'argent en transformant les bâtiments en appartements à louer. Peu lui importe le sort de ceux qui ont travaillé pour lui pendant des années.
Les salariés de l'hôtel qui refusent d'être jetés à la rue et de se retrouver sans salaire ont raison de continuer leur combat. Le groupe Apavou a largement les moyens de leur garantir un emploi dans l'Est et de maintenir leurs salaires.
Victoire des travailleurs de Foucherolles Ballot.
Les quatre-vingt quatre salariés de Fougerolles Ballot Réunion, entreprise de BTP travaillant sur la route des Tamarins, ont fait une belle surprise à leur patron en arrêtant tous de travailler le lundi 20 juin 2005. Ces ouvriers, embauchés le 1er juin, ont, après une journée de grève, arrachée en moyenne plus de 400 euros par mois de primes (panier, trajet, transport, poste, habillage). Même les stagiaires ont fait grève et vont eux aussi bénéficier de ces acquis obtenus avec le soutien de la CGTR.
La lutte a été payante.
Cenergi condamné, mais pas trop !
En novembre 2003, Roland Poinin-Gobabu, ouvrier de l'entreprise Cénergi, avait trouvé la mort, écrasé par un poteau électrique sur lequel il travaillait.
Le tribunal a condamné le PDG de l'entreprise à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende, et tandis que le responsable des travaux a lui été condamné à un an avec sursis et 1 500 euros d'amende pour manquement aux obligations de sécurité. Quant à l'entreprise, elle devra payer une amende de 15 000 euros.
Pas cher payée la vie d'un travailleur.
Accidents de travail en hausse.
Un travailleur a trouvé la mort sur le chantier de la future route des Tamarins. Cela porte à trois le nombre de décès sur ce chantier depuis 1999 sans compter de nombreux autres accidents qui, fort heureusement, n'ont pas eu une telle gravité.
Les pressions faites par les patrons sur leurs employés pour qu'ils travaillent plus vite sans se soucier des risques encourus, les augmentations de cadences, les fatigues, ainsi que le non respect des règles de sécurité par bon nombre de patrons entraînent de plus en plus d'accidents de travail. Leur nombre a augmenté de 6 % en 2004 par rapport à 2003.
C'est intolérable !
Moins pour la recherche.
Le département se désengage de plus en plus au niveau de l'université. Après la suppression de l'aide au dispositif « Atelier de la réussite », le Conseil Général a décidé de ne pas maintenir la subvention de 250.000 qu'il accordait jusqu'ici à l'université en matière de recherche.
Nassimah Dindar, la présidente du Conseil Général, suit en cela la politique du gouvernement qui consiste à brader la recherche pour toujours donner plus aux patrons.
Attaques contre les chomeurs.
Le gouvernement a présenté un projet visant à diminuer les allocations chômage des chômeurs réticents à accepter un travail mal payé ou trop éloigné de leurs domiciles. La sanction se traduira par une baisse de 20 % des indemnités de chômage pour un premier refus d'emploi puis par une baisse de 50 % pour un deuxième refus.
Le gouvernement met la pression sur les chômeurs, ce qui soulage d'autant les patrons.
Le déficit de l'UNEDIC.
Le nouveau directeur général de l'UNEDIC a profité de sa visite à la Réunion pour faire le point, sur l'instance locale. L'UNEDIC Réunion présente un déficit qui s'élève à 150 millions d'euros. Mais ce sont les chômeurs qui sont montrés du doigt, comme si c'est de leur faute si les patrons licencient ou s'ils maintiennent un taux de chômage élevé.
Effectivement l'UNEDIC connaît un déficit. Il est du au chômage et à la baisse des charges patronales qui privent l'UNEDIC d'une importante partie de ses moyens financiers.
Pour supprimer le déficit de l'UNEDIC le remède est simple, il faut cesser les cadeaux au patronat et lui imposer des créations d'emplois. Ce n'est pas le gouvernement qui agira dans ce sens. Il n'y a que les travailleurs qui pourraient l'imposer.
Réinsertion minimum assurée !
D'après le président d'Emmaüs France, le nombre de personnes ayant bénéficié du RMA n'atteint même pas le nombre de députés qui ont voté la loi instaurant ce dispositif.
Ah quand Chirac, Raffarin et Virapoullé nous disaient vouloir insérer les érémistes, ce n'était pas du vent... juste du pipeau !
Le capitalisme, c'est le vol !
Les trois premiers dirigeants du groupe Air France - KLM ont reçu 2,3 millions d'euros en rémunérations fixes et variables pour l'exercice 2004-2005. Cette somme équivaut à 174 années de salaires payés au SMIC.
On nous explique que le pétrole fait flamber le prix des billets d'avion... Et les revenus versés aux patrons et aux actionnaires n'y sont peut-être pour rien ?
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