Leur histoire et la nôtre.
Lutte Ouvrière s'associe à toutes les protestations demandant l'abrogation de la loi reconnaissant le rôle positif de la colonisation française.
Pendant des mois, le gouvernement n'a pas été gêné par le fait que l'Assemblée ait adopté en février dernier cette loi. Mais dès que des Antillais se sont mobilisés contre la venue de Sarkozy, en lui reprochant entre autre chose cette loi et le refus de l'UMP dont il est le président de l'abroger, Villepin a fait un tout petit pas en arrière en déclarant que ce n'est pas à l'Assemblée d'écrire l'histoire. Il a été en cela suivi par Chirac, qui n'a tout de même pas été jusqu'à demander la suppres-sion de cette loi.
La majorité de droite est pourtant dans son rôle lorsqu'elle défend le passé colonial d'une bourgeoisie qu'elle représente encore aujourd'hui. Mais on peut aussi s'interroger sur la sincérité d'un Parti socialiste qui a mis neuf mois à découvrir ce que ce texte avait d'indécent, et qui surtout a été complice de toutes les guerres coloniales.
Ceux qui affichent leur solidarité avec les victimes d'hier, opprimées, exploitées, humiliées par des minorités esclavagistes puis colonialistes, ont d'autant plus raison de le faire que cela ne concerne pas que le passé. Car même si aujourd'hui certaines méthodes ont changé, il y a toujours des riches et des pauvres, des exploiteurs et des exploités, des oppresseurs et des opprimés.
Aux travailleurs de choisir leur camp et leur histoire.