Mardi 20 février, des lycéens du lycée de Bras-Fusil à Saint-Benoît n'ont pas été en cours pour protester contre la chaleur étouffante qui règne dans les salles de classes.
La veille, ce sont leurs camarades du lycée Bel-Air de Sainte Suzanne qui ont débrayé contre le manque de ventilateurs ou de brasseurs d'air. Malgré les demandes répétées des élèves, des parents et des professeurs pour que l'administration effectue les achats et les travaux nécessaires, afin que les élèves puissent travailler dans les conditions convenables, le problème perdure depuis des années.
Au Lycée de Sainte-Suzanne, il suffirait d'environ 40 000 euros , et sans doute d'une somme à peu près identique pour celui de Bras-Fusil.
L'administration s'est engagée à effectuer les travaux. Mais avant que les ventilateurs ne tournent, les élèves devront encore suer à grosses gouttes, tant les gouvernants, pourtant si prompts à voler aux secours des plus riches, savent prendre leur temps quand il s'agit d'apporter un bien-être nécessaire aux enfants des classes populaires.
Les élèves n'auront peut-être pas la patience d'attendre l'arrivée de l'hiver. D'ici là, il se pourrait que la température monte mais pas seulement dans les thermomètres !