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Archives du mensuel régionalMensuel - archive 2007 |
| mis à jour le 01/05/2007 | |
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Dans ce numéro
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Après l'élection de Sarkozy.
Les classes populaires vont donc subir pendant les cinq prochaines années la présidence de Nicolas Sarkozy et les gouvernements dont la politique sociale sera dans la continuité de celle des gouvernements que nous connaissions depuis cinq ans et qui étaient parmi les plus réactionnaires et anti-ouvriers depuis longtemps.
Bien sûr, le programme de Ségolène Royal n'aurait rien changé aux problèmes fondamentaux, la baisse du pouvoir d'achat, le chômage et la disparition du logement populaire. Si Ségolène Royal avait été élue, elle n'aurait peut-être pas eu la même attitude arrogante vis-à-vis des travailleurs et aurait évité, au moins dans la forme, les mesures en faveur des privilégiés qui auraient pu apparaître trop provocantes. Mais faute de vouloir limiter, même un peu, la puissance absolue du grand patronat, elle n'aurait pas pu apporter de réponse aux problèmes les plus graves qui accablent, aujourd'hui, les classes populaires et une grande partie de la société.
Mais Nicolas Sarkozy non seulement ne changera rien à ces problèmes mais il aggravera dans bien des domaines la vie quotidienne. Il ne s'en est pas caché. À ceux qui auront besoin d'une augmentation de salaire, il répond déjà, en substance, qu'ils n'ont qu'à se lever plus tôt et travailler plus.
Aux sans-logis ou aux mal-logés, il n'offre rien, pas même de bonnes paroles. Le ruisseau sera assez bon pour eux ! Car la croissance, quand il en parle, ce n'est pas pour eux, c'est à leur détriment.
Il veut limiter le droit de grève, avant de l'interdire si on le laisse faire, en commençant par les travailleurs des services publics.
Quant au chômage, non seulement il n'envisage rien de sérieux pour le réduire à part, comme pour tout le reste, de faire la chasse à ceux qu'il appelle des faux chômeurs ou des faux malades. En supprimant les charges sociales sur les heures supplémentaires, comme il en a l'intention, il incitera les patrons, plutôt que d'embaucher, à user à mort leur personnel au travail.
Il a annoncé sa volonté de diminuer le nombre de travailleurs des services publics en ne remplaçant qu'un sur deux qui partiront en retraite. Cela désorganisera encore plus les services publics, aggravera la situation dans les hôpitaux, à l'Education nationale et dans les transports publics.
Il continuera l'attaque sur les retraites des salariés, commencée par Balladur et continuée par Raffarin qui avaient allongé la durée de cotisation de 37 ans et demi à 40 ans, le premier pour le privé, le second pour la Fonction publique. Sarkozy, lui, veut s'attaquer maintenant aux dernières catégories de travailleurs, ceux des régimes spéciaux, pour qui cela n'avait pas encore été fait.
Toute sa politique visera à favoriser la bourgeoisie, en particulier la plus grande, au détriment des classes populaires. Il a programmé une réduction de 5 % supplémentaire de l'impôt sur les bénéfices des sociétés, un plafonnement à 50 % de l'impôt sur le revenu des contribuables les plus riches et la réduction de l'impôt sur les successions.
Le monde du travail ne doit cependant pas baisser la tête car cette élection n'est pas une catastrophe. Même si Ségolène Royal avait été élue, nous aurions dû entrer en lutte, et des luttes sérieuses, importantes et déterminées pour que les choses changent ne serait-ce qu'un peu pour nous.
Avec Nicolas Sarkozy, il en ira de même et les luttes devront être les mêmes, aussi déterminées mais pas plus.
Tout dépend du monde du travail, de sa détermination et de la conscience qu'il aura que le bulletin de vote n'est qu'un chiffon de papier et que seules les luttes peuvent payer. Les principales luttes qui se sont déroulées depuis des dizaines d'années l'ont été dans des situations où la droite était au pouvoir.
Alors, ne soyons pas abattus. L'avenir de la société et le progrès social dépendent des travailleurs et sont entre leurs mains. Tout dépend donc de nous tous !
Arlette Laguiller.
Un non massif à Sarkozy !
À l'inverse de la Métropole, Ségolène Royal est arrivée en tête du second tour à La Réunion, avec 63,58 % contre 36,42 % pour Nicolas Sarkozy. Certes, le candidat de la droite améliore son score du premier tour, gagnant 49224 voix supplémentaires, mais l'écart entre les deux candidats s'accentue au deuxième tour, passant de 75 647 voix à 103 678. Royal arrive donc en tête dans toutes les communes de l'île.
Les élus de droite locaux qui ne peuvent se réjouir d'une victoire locale de Nicolas Sarkozy parlent de " malentendus " de la part des électeurs réunionnais. Ils expliquent " que les électeurs et électrices de l'île ne se sont pas reconnus dans le discours de Nicolas Sarkozy " qui s'est adressé "à une France globalement au travail " mais pas à " une Réunion majoritairement composée de travailleurs pauvres ".
On peut difficilement être plus méprisant envers les démunis. Alors, rien d'étonnant que de nombreux Rmistes et " travailleurs pauvres " aient compris que le discours de Nicolas Sarkozy en faveur du grand patronat ne s'adressait pas à eux et qu'ils l'aient rejeté massivement !
Leurs préoccupations sont loin des intérêts des travailleurs.
La bataille fait rage dans le camp de la droite pour les législatives. Dans la première circonscription il n'y a pas moins de quatre candidats déclarés ou probables dont la présidente du Conseil général qui se présente, en autre dit-elle, pour mettre en place " l'égalité collective " après avoir gagné " l'égalité sociale ". Cela ressemble étrangement à ce que dit le PCR dans l'introduction de son Nouveau contrat social.
Autant dire que ces gens-là agitent des formules sans leur donner le moindre contenu. Raison de plus pour ne pas leur faire confiance.
Dans la troisième circonscription, la candidature du maire du Tampon, soutenu par l'UMP, ne plait pas à André Thien Ah Koon l'ancien député-maire qui lui avait laissé la place à cause des ses ennuis avec la justice. Tak pensait-il obtenir en retour un minimum de reconnaissance. Peine perdue, dans leur monde ce sentiment n'existe pas. À force de défendre des intérêts égoïstes, on le devient soi-même.
Lutte Ouvrière dans la campagne des législatives.
Lutte Ouvrière présentera des candidats dans toutes les circonscriptions de la Métropole et dans trois circonscriptions de l'île, la première, la quatrième et la cinquième.
Les travailleurs pourront donc à nouveau dire que la situation du monde du travail nécessite des réponses aux problèmes graves qui l'accablent, comme le chômage de masse, la baisse du pouvoir d'achat et la disparition du logement populaire.
Pour répondre à ces exigences, il faut :
Que les travailleurs, les consommateurs, la population, puissent soumettre à leur contrôle la comptabilité des entreprises et des banques, leurs stratégies, leurs projets à court et à long terme, notamment ceux qui visent à supprimer des emplois ;
Supprimer toutes les aides de l'Etat au grand patronat et aux classes riches et consacrer ces sommes colossales à créer des emplois dans les hôpitaux, l'Education nationale, la construction de logements sociaux, tous les services publics ;
Imposer davantage les bénéfices des entreprises capitalistes, ainsi que les hauts revenus, pour augmenter les salaires et pour contribuer davantage au budget que l'Etat doit consacrer à créer des emplois et à construire des logements populaires.
Les candidats de Lutte Ouvrière défendent ces objectifs et vos suffrages contribueraient à les populariser pour que les travailleurs les mettent en tête de leurs revendications dans les lutte à venir. Ces luttes sont inévitables car le sort des classes populaires ne doit pas continuer à se dégrader. C'est trop important pour le sort des jeunes générations.
Voilà pourquoi il faut soutenir et voter pour le programme de défense des travailleurs présenté par Lutte Ouvrière.
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