De l'argent pour les crèches et les écoles.
En matière de crèches, l'État aurait paraît-il pris conscience du retard de La Réunion par rapport à la Métropole. Il annonce donc des aides à la création d'une crèche par commune... à condition qu'elle en fasse la demande et qu'elle mette à disposition un terrain constructible viabilisé. Il propose également de financer la création de micro crèches de quartier pour neuf enfants de moins de six ans... "à titre expérimental " !
Non seulement le réveil de l'État est tardif, mais ses propositions sont loin de satisfaire les besoins en crèches ou autres structures d'accueil pour la petite enfance.
Actuellement, pour 1 000 enfants, le nombre de crèches avoisine les 35 (contre 63 pour 1 000 en Métropole). Par ailleurs, le taux de scolarisation des enfants de deux ans est de 14 % pour l'ensemble de l'île, un chiffre bien trop bas.
Le nombre d'enfants de moins de trois ans est d'environ 43 000 alors que les places disponibles ne dépassent pas 27 000.
Le manque cruel de structures d'accueil et d'assistantes maternelles dans l'île pose un vrai problème aux familles, notamment aux femmes qui doivent se débrouiller pour faire garder leurs marmailles lorsqu'elles travaillent. Parfois, elles doivent renoncer à chercher du travail, voire à l'abandonner.
Sachant que la lutte contre l'échec scolaire doit se faire dès la maternelle, il est urgent que l'État, le Conseil général et les communes consacrent davantage d'argent pour l'encadrement et l'éducation des enfants.