Gaz et essence plus chers, du vol.
Plus six centimes sur le litre d'essence, plus quatre centimes sur celui du gazole et 39 centimes sur la bouteille de gaz, voilà ce que nous avons à payer en plus depuis le 1er novembre. Ces augmentations affectent fortement le pouvoir d'achat des plus faibles revenus. Elles grèvent les budgets des déplacements, et ceux consacrer à faire la cuisine ou à chauffer l'eau.
On nous dit que l'augmentation de la demande mondiale en serait la cause. Mais pas un mot sur l'explosion des profits des compagnies pétrolières et du pactole que ramassent l'Etat et les collectivités locales au travers de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (la TIPP).
Les profits patronaux et les impôts pour le plus grand nombre nous sont toujours présentés comme des réalités que l'on ne peut contourner et qu'il faut obligatoirement subir. Une fatalité en quelque sorte.
Par contre, lorsqu'il s'agit de nos salaires et de nos conditions d'existence, alors là, tout devient ajustable, surtout lorsqu'il s'agit de les baisser ou de les dégrader. Mais pourquoi cela, nos conditions d'existence n'ont-elles pas plus de valeur que les profits qu'ils veulent sans cesse accroître ?