Dans leur conférence de presse, les élus du Conseil général se sont bien gardés de parler de leur plan de « maîtrise et rigueur des dépenses de RMI », mis sur pied pour traquer des Rmistes qualifiés de « fraudeurs».
En effet, pour le Conseil général il est question de « développer les contrôles en matière d’éligibilité au RMI et l’effort d’insertion » par un croisement des fichiers de la CAF, des ASSEDIC, de la Caisse générale de la Sécurité sociale et des impôts, et cela au niveau régional et national.
Et pour couronner le tout, il est question pour « une plus grande rigueur et équité » de ramener le seuil de non-recouvrement de 800 euros à 150 euros. Autrement dit, au-delà de cette somme c’est la Trésorerie Générale qui procèdera au recouvrement des impayés, avec comme risque que le Rmiste soit saisi, même pour une faible dette.
Est-ce par de tels procédés que le Conseil général favorisera « l’intégration sociale et professionnelle des Rmistes », comme il dit vouloir le faire ?
Ces mesures ont aussi été adoptées par les élus du PCR et ceux du Parti Socialiste qui composent la majorité au Conseil général. Et après cela, ces mêmes élus s’étonneront si la population pense : « droite » ou « gauche », ils nous font tous marcher au pas !