Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue le 24 juin, le Conseil général a exposé ses priorités jusqu’en 2011. Elles sont au nombre de trois : l’enfance et l’éducation, l’insertion ainsi que le logement social. Ces trois priorités se feront principalement au travers d’un soutien aux communes dans le cadre des Contrats de Coopération Communale et coûteront au Conseil général 54 millions d’euros sur trois ans, ce qui équivaut en moyenne à une aide de 750 000 euros par commune et par an. Un montant plutôt faible pour des actions qui se veulent prioritaires.
Qui plus est, pour le Conseil général ces aides sont essentiellement individuelles, telles que les « chèques taties » versées aux parents pour l’embauche d’assistantes maternelles, une subvention de 1000 euros pour un jeune qui opte pour la mobilité, un chèque « habitat-menus-travaux » de 3000 euros ou encore une prime de 750 euros pour un équipement en chauffe-eau solaire…
Ces mesures, non seulement sont souvent inappropriées pour la population la plus modeste, mais surtout elles ne peuvent remplacer les actions publiques et collectives qui seraient nettement plus efficaces pour pallier les carences qui touchent la population.
Des actions à caractère collectif qui aboutirait à développer tous les services publics et en particulier le logement, coûteraient évidemment plus chères. Mais ne pourrait-on pas pour les financer prendre sur les 10 milliards d’euros que l’État va consacrer dans les cinq prochaines années à aider le patronat d’Outre-Mer ?