Lors d’une des dernières sessions à la Chambre des députés, Jean-Claude Fruteau a interpellé Luc Chatel, le secrétaire d’Etat à la Consommation en lui faisant part de sa « surprise » d’avoir constaté que sur les 1500 personnes qui se pressaient régulièrement dans les locaux de l’association « Momon papa lé la » pour obtenir quelques colis alimentaires, une bonne partie était constituée de travailleurs.
Cette « surprise » en dit long sur la déconnexion de certains élus, y compris de gauche, avec la réalité dramatique que vivent des millions de travailleurs, en France et dans les DOM-TOM.
Qui peut vivre avec un Smic ou un minima social et nourrir sa famille avec une somme qui, au mieux, dépasse à peine les 1000 euros ? Qui peut vivre avec des contrats précaires, à temps partiel, et des salaires avoisinant alors les 600 ou 700 euros mensuels ?
Il y a en France près de sept millions de pauvres, et la misère s’étend toujours. La raison en est la rapacité des classes dirigeantes, des industriels, des banquiers et des patrons de toute sorte. Alors que faire ? Et bien, il faudrait tout d’abord exiger que lorsque les prix s’envolent les salaires ne restent pas à terre mais soient au contraire indexés sur les augmentations des prix.