Estrosi et le droit du sol.
En déclarant le 22 février que son ministère pourrait « prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né [à Mayotte] de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française » Christian Estrosi, le ministre de l'Outre-mer affiche un mépris total envers les populations des Comores.
Au moment où des Comoriens, en particulier les Anjouanais, craignent une invasion militaire des forces de l'Union Africaine, aidées par la France, et dont les conséquences pourraient être dures pour les populations les obligeant à fuir vers Mayotte, il est criminel de proposer de bloquer toute possibilité pour les pères et mères de familles comoriennes et pour leurs enfants d'échapper à leur enfer.
Après son prédécesseur François Baroin qui voulait lui aussi en 2006 remettre en cause « le droit du sol », Estrosi cherche-t-il à faire de Mayotte un laboratoire et des Comoriens des cobayes pour des essais visant à valoriser ses idées réactionnaires qu'il pourraient par la suite transplanter dans le reste de la France, notamment les autres Dom ? Où bien cherche-t-il à flatter l'électorat d'extrême-droite de la ville de Nice où il brigue la municipalité contre l'actuel maire, un ex du Front national ?