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mis à jour le 13/03/2008
ILE DE LA REUNION
Sommaire
Communiqués
10/12/2007
Mayotte, drames de l'immigration et responsabilite de l'État français.
Après le drame survenu dans la nuit du lundi 3 et mardi 4 décembre au large de Mayotte où une femme et un bébé ont péri noyés, après que leur kwassa-kwassa ait percuté une vedette de la Police des Frontières, un voile a aussi été levé sur les conditions déplorables de rétention dans le centre de Pamandzi.
En 2006, pas moins de 13 253 personnes, presque tous Comoriennes, ont été reconduites hors de Mayotte. La moitié de tous ceux qui ont été expulsés par la France l'ont été dans cette région de l'Océan indien où, il n'y a pas si longtemps encore, les populations appartenant toutes à un même archipel, pouvaient circuler librement. En 1974, Mayotte a fait le choix de rester sous administration française mais pendant plus de vingt ans les populations ont pu encore se déplacer assez facilement d'une île à l'autre. Ce n'est qu'en 1995, sous le gouvernement Balladur alors Premier ministre de Chirac, que la libre circulation vers Mayotte a été quasi interrompue. A cette date en effet un visa fut imposé qui transformait en clandestins des Comoriens qui s'étaient de tout temps déplacés librement dans toutes les îles de l'archipel.
De temps à autre, le gouvernement français fait mine de s'émouvoir du malheur et de la détresse des Comoriens qui bravent tous les dangers au péril de leur vie pour atteindre Mayotte. Mais le fond de sa politique reste fait de répression et de dissuasion : renforcement de la présence policière à Mayotte, décision d'agrandir le centre de rétention en 2008 !
Toutes ces mesures n'arrêteront pas les flux migratoires des Comoriens qui, au risque de leur vie espèrent trouver à Mayotte ou à La Réunion du travail, des structures où pouvoir se soigner, des écoles pour les enfants ; bref espèrent vivre un peu mieux tout simplement.
Lutte Ouvrière demande que les rescapés du drame ne soient pas placés en rétention. Il faut qu'ils aient le contact avec l'extérieur, que ce soit leur famille, un médecin, un avocat ou tout autre personne de leur choix.
06/06/2007
Votez pour les candidats de Lutte Ouvrière - Élections législatives du 10 juin 2007.
Lutte Ouvrière présente des candidats dans toutes les circonscriptions de la Métropole et dans trois circonscriptions de l'île :
Dans la première : Didier Lombard, ouvrier électricien avec suppléante Linda Payet, chercheuse en physique
Dans la quatrième : Serge Latchoumanin, technicien du bâtiment, avec suppléant Emile Amily, professeur des écoles
et dans la Cinquième : Jean-Yves Payet, avec suppléante Françoise Boyer, infirmière.
En votant pour ces candidatures, les travailleurs affirmeront que la situation du monde du travail nécessite des réponses immédiates aux problèmes graves qui les accablent, comme le chômage de masse, la baisse du pouvoir d'achat, la précarité et le manque de logements à prix modéré.
Pour répondre aux exigences du monde du travail, il faut :
que les travailleurs, les consommateurs, la population puissent soumettre à leur contrôle :
- la comptabilité des entreprises et des banques, leurs stratégies, leurs projets à court et à long terme, notamment ceux qui visent à supprimer des emplois.
- l'utilisation des impôts par les collectivités pour financer les grands travaux qui ne doivent absolument pas avoir pour principale conséquence l'enrichissement des grands groupes du BTP, avec des devis surestimés et non contrôlés.
Supprimer toutes les aides de l'Etat et des collectivités locales au grand patronat (plus de 65 milliards d'euros par an) et consacrer ces sommes colossales à créer des emplois dans les hôpitaux, l'Education nationale, la construction de logements sociaux, tous les service publics indispensables à la population ;
Imposer davantage les bénéfices des entreprises capitalistes (100 milliards d'euros pour les seuls groupes du CAC 40), ainsi que les hauts revenus, pour augmenter les salaires et pour contribuer davantage au budget de l'Etat que celui-ci doit bien plutôt utiliser à créer des emplois permanents et utiles à la population et à construire des logements populaires
Les candidats de Lutte Ouvrière défendent ces objectifs et vos suffrages contribueraient à les populariser pour que les travailleurs les mettent en tête de leurs revendications dans les luttes à venir Ces luttes sont inévitables car le sort des classes populaires ne doit pas continuer à se dégrader. C'est trop important pour le sort des jeunes générations.
Voilà pourquoi il faut soutenir, voter et faire voter pour le programme de défense des travailleurs, chômeurs, des retraités présenté par Lutte Ouvrière !
21/01/2007
Grands travaux et profits patronaux.
Les grands travaux conduits ou initiés par la Région aboutiraient à l'instauration d'un péage sur la future route du littoral. Les plus de 50 000 automobilistes qui emprunteront chaque jour cette voie seront rackettés car il faudra bien, nous dit-on, financer les coûteux travaux. Coûteux, oui, mais bien moins que la construction prévue de quatre nouveaux sous-marins nucléaires qui, eux, n'auront aucune utilité sociale mais pour lesquels l'Etat a trouvé sans problème les financements.
Mais dans cette affaire, ce qu'ils voudraient aussi nous obliger à payer, c'est leur politique d'abandon qui dure depuis des décennies, en particulier en ce qui concerne les transports publics. Le train, construit à la fin du XIX° siècle n'aurait jamais du être abandonné mais au contraire rénové et développé.
Et puis, s'il est vrai que les travaux coûteront chers, c'est aussi parce que les grandes entreprises qui les conduiront s'en mettront plein les poches. C'est pourquoi, il est plus qu'urgent que ce soit l'Etat et les principales collectivités territoriales qui prennent directement en charge et à prix coûtant tous les travaux nécessaires à la population, que ce soit dans le domaine routier, les transports publics ou le logement ou les besoins sont tellement importants. La construction doit être considérée comme un véritable service public et non servir de vache à lait à quelques grands groupes capitalistes pour lesquels l'Etat et la Région sont de surcroît prêts à racketter les usagers, c'est-à-dire principalement les travailleurs.
12/12/2005
Leur histoire et la nôtre - Communiqué de presse de Lutte Ouvrière.
Lutte Ouvrière s'associe à toutes les protestations demandant l'abrogation de la loi reconnaissant le rôle positif de la colonisation française.
Pendant des mois, le gouvernement n'a pas été gêné par le fait que l'Assemblée ait adopté en février dernier cette loi.
Mais dès que des Antillais se sont mobilisés contre la venue de Sarkozy, en lui reprochant entre autre chose cette loi et le refus de l'UMP dont il est le président de l'abroger, Villepin a fait un tout petit pas en arrière en déclarant que ce n'est pas à l'Assemblée d'écrire l'histoire. Il a été en cela suivi par Chirac, qui n'a tout de même pas été jusqu'à demander la suppression de cette loi.
La majorité de droite est pourtant dans son rôle lorsqu'elle défend le passé colonial d'une bourgeoisie qu'elle représente encore aujourd'hui. Mais on peut aussi s'interroger sur la sincérité d'un Parti socialiste qui a mis neuf mois à découvrir ce que ce texte avait d'indécent, et qui surtout a été complice de toutes les guerres coloniales.
Ceux qui affichent leur solidarité avec les victimes d'hier, opprimées, exploitées, humiliées par des minorités esclavagistes puis colonialistes, ont d'autant plus raison de le faire que cela ne concerne pas le passé. Car même si aujourd'hui certaines méthodes ont changées, il y a toujours des riches et des pauvres, des exploiteurs et des exploités, des oppresseurs et des opprimés.
Aux travailleurs de choisir leur camp et leur histoire.
16/12/2004
Conférence de presse de Lutte Ouvrière.
L'année écoulée a vu se succéder de multiples attaques contre la classe ouvrière.Pas un seul mois sans qu'un mauvais coup ne soit annoncé par le gouvernement Chirac/Raffarin.En janvier, le gouvernement a réduit drastiquement, de plusieurs mois, le temps d'indemnisation des chômeurs, sous le prétexte fallacieux de remettre les chômeurs au travail. Un an après on peut faire les comptes, le nombre de chômeurs a encore augmenté que ce soit à la Réunion ou en France.
Mais des dizaines de milliers de chômeurs ont été rayés des listes ASSEDIC et se retrouvent au RMI. Beau succès de la réinsertion façon Raffarin !La création du RMA fut instituée dans le même état d'esprit : sous prétexte d' "insérer les Rmistes" dans la vie active, le gouvernement les menace de leur couper les vivres s'ils n'acceptent pas de reprendre le travail aux pires conditions, mais là encore le gouvernement fait preuve d'un cynisme incroyable en utilisant le RMI pour l'offrir aux patrons, ces derniers n'ayant qu'à payer la différence entre le SMIC et le RMI.
Le gouvernement leur offre des travailleurs à 2 de l'heure et sans engagement de leur part à embaucher définitivement les Rmastes puisque le RMA ne peut excéder 18 mois. Que vive la précarité ! Malgré les aides de l'Etat et des collectivités territoriales, les patrons n'ont pas plus embauché qu'avant. Les chiffres du chômage sont là pour l'attesterLe nombre des Rmistes a aussi explosé cette année, et c'est un travailleurs réunionnais sur quatre qui doit s'en contenter pour survivre.La précarité, ce que le patronat et les politiciens à son service appellent avec mépris l' "assistance", c'est eux qui l'imposent au monde du travail !C'est d'ailleurs contre cette précarité imposée par le patronat que des milliers de travailleurs sont descendus dans la rue et ont fait grève, cette année, comme les années précédentes.
La grève du Bâtiment qui a duré quinze jours en mai était d'ailleurs centrée sur ce problème. Depuis des années, les patrons du BTP suppriment les postes de permanents pour les remplacer par des contrats précaires, des contrats fin de chantier. Ces derniers se retrouvant privés du bénéfice des primes de panier et de déplacement. Ce manque à gagner pour les milliers de précaires des chantiers va directement dans les poches des patrons et actionnaires des entreprises du BTP : les SBTPC, Sogea, GTOI et autres Matière. Mais ce sont ces capitalistes que le gouvernement aide, pas les ouvriers en contrat déterminé !Une autre revendication importante est celle des salaires et des minima sociaux.
Les grévistes de la Coredime, puis ceux du BTP l'ont aussi mise en avant, comme plus récemment les ouvriers et techniciens des centrales thermiques du Gol et de Bois Rouge et les grévistes de la clinique de Sainte Clotilde. Les augmentations du Smic, une fois l'an, et les négociations de branche sur les salaires, quand elles ont lieu, ne donnent que des augmentations misérables, bien en-dessous de l'augmentation réelle du coût de la vie.Il est réjouissant que les travailleurs de la Réunion remettent cette revendication centrale au goût du jour. Depuis des années, le patronat, relayé par les politiciens de droite et de gauche, ne cesse de parler du " coût du travail ", de considérer que les salaires sont un poids insupportable pour lui, pressé qu'il est par la concurrence !
En fait, sous ce prétexte, les patrons instaurent la concurrence entre les travailleurs pour les obliger à accepter les plus mauvaises conditions de travail et de rémunération. Et le résultat est là, les ouvriers, les employés, en particulier ceux et celles qui sont embauchés au Smic, et souvent à temps partiel, sur des contrats à durée déterminée, ne s'en sortent pas. Le Smic a besoin d'un bon coup de pousse. Pas de quelques pourcentages, mais de plusieurs centaines d'euros !
Et cela est vrai aussi pour les retraites les plus basses. Comment peut-on aujourd'hui, avec les prix que l'on connaît, laisser un travailleur finir sa vie avec une retraite comprise entre 400 et 600 euros ?Pendant que la vie devient plus difficile pour de plus en plus de travailleurs, à l'autre bout de la société, la richesse s'accumule dans les mains d'une minorité de parasites du travail : les capitalistes et les gros actionnaires des sociétés de l'import-export, du commerce, des services, du bâtiment, de la banque, de l'automobile et des assurances.
Cet élargissement de la " fracture sociale " est aggravé par la politique menée actuellement par le gouvernement de droite qui milite pour moins d'Etat social, moins de services publics, moins de dépenses de santé publique, moins de TOS à l'Education nationale, moins de personnel à la Poste, à EDF, dans les mairies et les services sociaux. Le gouvernement sous prétexte de résorber l'emploi précaire et de booster l' " emploi marchand " coupe les vivres aux communes et aux associations en diminuant sa contribution financière pour les CES, les Emplois-jeunes, sans se soucier de leur devenir.Il a fallu qu'ils descendent à nouveau dans la rue pour que le gouvernement prolonge les contrats en cours, maintienne le financement de ces emplois pour 2005.
Comme on l'a vu à travers les multiples grèves menées cette année dans la plupart des corps de métiers (conducteurs de cachalots, conducteurs de la Semittel, TOS, ouvriers du BTP, des centrales thermiques privées, d'EDF, des docks, de la CCIR, travailleurs de la Santé, CEC, etc.), les travailleurs ne manquent pas de combativité à la Réunion, ils savent aussi faire preuve de solidarité et de ténacité.Les patrons, aidés de l'Etat, ont pourtant tenté toutes sortes de manSuvres pour casser cette combativité : réquisition d'office au Gol et à Bois-Rouge, à la clinique Sainte Clotilde, envoi d'huissiers sur tous les piquets de grève, menaces de sanctions et même de licenciement, tentatives d'imposer un soi-disant "Service minimum" qui reviendrait à vider de tout contenu le droit de grève, mais rien n'y a fait, les travailleurs n'ont pas lâché et ils ont finalement eu, partiellement ou tout à fait, gain de cause.
Cela montre que les patrons et l'Etat ont les moyens de payer.Il n'en reste pas moins que ces grèves n'ont concerné qu'une minorité des travailleurs exploités à la Réunion. La plupart des entreprises sont des entreprises de moins de 10 salariés où l'exploitation est particulièrement féroce, où l'organisation de la riposte est plus difficile face aux patrons. C'est dans ces entreprises que quotidiennement des dizaines de travailleurs sont licenciés, sous n'importe quel prétexte, ou plutôt dès lors qu'ils commencent à demander leurs droits et le respect de la part des patrons.
C'est là qu'on trouve la majorité des contrats précaires, des temps partiels, des heures supplémentaires non payées, des congés annuels non pris, de toutes les formes de harcèlement au travail, du harcèlement anti-syndical.Sur la "loi Borloo" : c'est une loi qui proclame défendre la "cohésion sociale", mais qui au travers d'un amendement supprime encore une disposition légale découlant de la loi Aubry (ministre socialiste du Travail) qui stipulait qu'en cas de licenciement économique de plus de 10 salariés, un reclassement devait être envisagé dans le groupe dont faisait partie l'entreprise, et du moins des indemnités lorsqu'il n'y avait pas possibilité de reclassement et maintien du poste de travail. La loi Borloo supprime cette disposition. Elle encourage encore plus les patrons à licencier, puisque ce sera à moindre frais pour eux.
Cette loi, avec sa déclinaison locale "le plan départemental de cohésion sociale", réaffirme la politique gouvernementale de maintenir des dizaines de milliers de travailleurs à la Réunion en situation de grande précarité. On le sait, le nombre des Rmistes a encore fortement augmenté cette année passant à 80 000 ! Mais tout ce que le gouvernement a à leur proposer à la place des CEC et CEC, ce sont des "contrats d'avenir" de deux ans à raison de 15 000 de ces emplois par an pendant 5 ans ! Et après ? Retour à la case chômage du départ !Sur le Budget d'Outre-Mer 2005 : tous les politiques de droite et de gauche confirment que ce budget est à financièrement à la baisse par rapport à celui de 2004, alors que les populations d'Outre Mer ne cessent de croître, leurs besoins aussi.
Ce budget ne répondra pas aux besoins des populations, que ce soit en matière d'emplois, de logement ou de scolarisation. A cela s'ajoute, mais gauche et droite se taisent là dessus, le fait que les sommes allouées par le gouvernement et provenant de l'argent de nos impôts, sont essentiellement utilisées à gérer les collectivités pour satisfaire les intérêts des capitalistes de ces différentes régions.Expulsions des étrangers : nous dénonçons avec la plus ferme vigueur toutes les décisions préfectorales de reconduite à la frontière de tous les étudiants étrangers.
Nous dénonçons aussi, ce dont on parle moins, les expulsions de travailleurs étrangers. Les seuls étrangers à la Réunion sont les patrons, ceux qui exploitent la force de travail de tous les travailleurs y résidant, quelque soit leur origine. Les étrangers ce sont aussi ceux qui appliquent avec zèle la politique anti-sociale du gouvernement Chirac/Raffarin.
Violences contre les femmes : nous dénonçons cette violence comme toutes les violences exercées contre les plus faibles (jeunes, handicapés, étrangers, etc). Nous participons à toutes les mobilisation contre ces violences.Le mouvement ouvrier à la Réunion dont nous, militants de Lutte Ouvrière faisons partie, doit se donner pour objectif la défense des plus exploités, en particulier ceux des petites entreprises. Reconquérir plus de justice, de meilleurs salaires, plus de sécurité d'emploi dans ces centaines de petites entreprises, souvent sous-traitantes des plus grosses, cela ne peut s'obtenir que si les travailleurs changent, dans un sens plus favorable pour eux, le rapport de force qui les opposent au patronat et à l'Etat à son service.Et ce nouveau rapport de forces ne peut s'obtenir qu'à l'occasion d'une lutte générale de tous les travailleurs.
Aujourd'hui le rapport de forces est favorable au patronat, il en profite pour remettre en cause ce que les générations de travailleurs précédentes ont obtenu souvent par la lutte : la sécurité de l'emploi, les retraites, la Sécurité sociale, la couverture chômage.Le gouvernement que nous avons aujourd'hui est un gouvernement de casse sociale : après la remise en cause de la Sécu, le voilà qui s'attaque aux 35 heures, au temps de récupération suite à travail supplémentaire. Rien ne semble l'arrêter.
Mais nous sommes convaincus que s'il trouve demain toute la classe ouvrière mobilisée, prête à se battre, à cesser massivement le travail, il n'aura d'autre solution que de remballer tous ces sales projets contre les travailleurs et les chômeurs ! Quant à la Gauche nous ne nous faisons aucune illusion à son sujet, elle est partisane elle-aussi d'arroser les patrons de subventions, de les aider à s'enrichir sur le dos de la société. C 'est d'ailleurs ce qu'elle a fait quand elle était au pouvoir !Quant elle était au pouvoir, elle n'a à aucun moment défait les lois anti-sociales votées par la droite, que ce soit pour les retraites ou le déremboursement des médicaments, que ce soit pour les privatisations et ou le blocage des salaires.
Eh bien aux partis de gauche qui se préparent à reprendre du service en 2007, si les électeurs le veulent bien, et au Parti socialiste en particulier, nous posons la question : vous engagez-vous à abroger les lois que Raffarin, Sarkozy et Chirac ont votées contre les travailleurs ?
Vous engagez-vous à ramener la retraite à 37,5 ans, à augmenter les salaires et en particulier le SMIC de façon significative, de même pour les retraites ouvrières et les minima sociaux, à rétablir l'indemnisation des chômeurs telle qu'elle était avant 2002 ?
Et nous disons aux travailleurs, si le PS ne répond pas favorablement à ces questions, à vos questions, c'est qu'il n'a l'intention de rien changer, c'est qu'il ne veut pas s'en prendre aux patrons, à ceux qui vous exploitent, c'est qu'il en est complice. Et voter pour lui ne sert à rien, pas même à dire : nous voulons plus de justice pour les travailleurs !En tout état de cause, et quel que soit le gouvernement en place, les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes et sur leurs luttes pour changer leur sort et la société.